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Ruche écologique et barrettes

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Ruche écologique et barrettes: MIEL

Message par COCO66 le Mer 13 Jan - 19:46



Photo: La passoire apicole avec double filtres

Admin a écrit : « l’extraction ne doit pas être aisée »

Il n’y a rien de plus simple au contraire, imagine :

• Dans la ruche écologique, il n’y a pas de cadre, mais des barrettes, donc pas de fil ni montants latéraux dont les abeilles non rien à faire, et  voir même plutôt gênant ;
• La  cire est faite par les abeilles, les rayons construits dans ce cas sont composés d’alvéoles de cire extrêmement fines qui n’ont rien à voir avec les gaufres habituelles de cire recyclée beaucoup plus épaisses.
• Il n’y a pas de main d’œuvre nécessaire pour désoperculer les cadres recto/verso, ni couteau ni  bac à désoperculer à acheter.
• Pas de MO pour charger et décharger les cadres dans un extracteur
• Pas d’investissement d’extracteur couteux, qui ne sert qu’une fois par an.
• Pas de cotisation d’accès à une miellerie, et ni contrainte  de réservation de local;
• sans manipulation ni transport supplémentaire du miel pour aller retour à la miellerie.
• Et en plus on peu extraire son miel sans présence de courant électrique. (+écologique)

Tous simplement

• Il suffit de se placer  au dessus du maturateur (robinet fermé) avec les rayons  de miel,
• On coupe  les rayons à quelques mm des barrettes. Les barrettes seront ainsi prêtes avec leur amorce pour une autre utilisation. Les rayons fragiles lourds de miel vont tomber au fond en se brisant et libérer leur précieux contenu que l’on laisse égoutter doucement.
• Avec une cuillère en bois on brasse de temps en temps en écrasant les morceaux de rayons trop importants pour aider l’écoulement.
• Sous le robinet du maturateur le plus près possible, pour éviter que le miel ne se charge d’air en coulant, on place la passoire apicole double filtre sur un récipient en inox avec bec verseur.
• Ouvrir le robinet si le récipient et son filtre sont bien en place, et c’et avec plaisir que l’on voit couler le miel. Attention bien surveiller le niveau.
• Lorsqu’il est filtré, le miel peut être mis en pots directement. (Pots parfaitement secs après lavage).
• Stockage des pots dans un endroit frais, sec et sans lumière : T°C idéale entre 5 et 10°C

• Variante d’extraction a l’aide d’un pressoir à fruit : Cet outil permet d’obtenir le même type de miel que le précédent, avec les mêmes qualités.

L’extraction par gravité est extrêmement simple. La propreté est de rigueur  évidemment!
A+ (les varroas arrivent)
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Re: Ruche écologique et barrettes

Message par DJP le Mer 13 Jan - 21:34

Bonjour COCO66
Mon objectif, il est, par respect pour les lecteurs, d'éviter de les voir se laisser convaincre qu'un type d'apiculture ou qu' un modèle de ruche surpasserait tous les autres.
Je connais un peu, (pour en exploiter 2 chez moi), cette petite ruche verticale divisible qui est surtout adaptée à des opérations d'élevage.
Et je ne serais pas obligé de mentir en affirmant que cette présentation sent la manip: les arguments positifs sont trop nombreux, (et s'appliquent aussi à d'autres modèles),et les négatifs pas assez, voir absents.
En règle générale, plus une ruche est petite, plus elle est "pointue" à conduire, et là je confirme, c'est le cas.
Je ne reviendrais pas sur les "DJP à dit",ça serait trop polémique et rasent pour les autres, mais aussi parce que dans le fond, je sent que nous partageons à peu de chose prêt, le même intérêt pour nos petites protégées, et (bien que n'étant pas du pays des rillettes) les mêmes valeurs.
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Ruche écologique et barrettes

Message par COCO66 le Mer 13 Jan - 23:37

Oui en effet j’avais vu juste ! La ruche Warré écologique et sa méthode ne te conviennent pas, soit.
Cela je l’admets. Sache que personne n'a d'obligation vis à vis de la  ruche ou de la méthode

Mais dénigrer une méthode sans argument contradictoire, et en plus, affirmer des choses sans fondement seulement pour nuire à la méthode présentée parce qu'elle ne te convient pas, c’est bien mince et d’aucun intérêt.

Les collègues et lecteurs n’auraient donc pas la liberté de l’apiculture qu’ils désirent ou simplement de s’informer ? Tu censures et décides à leur place ? Ce n’est pas sérieux, ni acceptable.
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Re: Ruche écologique et barrettes

Message par DJP le Jeu 14 Jan - 10:27

Bonjour COCO66

Dans mon activité apicole, j'ai éssayé un peu tous les modèles de ruches et technique de conduite.
Aucun ne m'a vraiment embalé ou déçu, c'est pourquoi je ne suis pas un inconditionnel d' un modèle exclusif.
Mais personne n'a d'obligation suite à mes expériences, et je ne cherche surtout pas à imposer.
Juger, dénigrer, mentir, censurer, affirmer sans arguments,(des mots relevés dans tes textes, parmi d'autres pas plus sympa) ne permettent pas un dialogue constructif.
Les lecteurs ont toute leur liberté de choix, je ne tente pas d'influencer ni de décider à leur place! Est ce que ce serait sérieux et acceptable ?
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Ruche écologique et barrettes

Message par COCO66 le Ven 15 Jan - 10:37

Bonjour DJP
Dois-je comprendre désormais que tes postes  futurs ne seront plus ironiques ni polémiques, mais au contraire passionnants? C’est à dire quand tu écriras une affirmation, elle sera toujours argumentée pour que les lecteurs puissent faire leurs propres comparaisons ? Ce serait respecter leur propre arbitre.

Pour que chacun comprenne bien, voici un exemple, si on annonce :

« En règle générale, plus une ruche est petite, plus elle est "pointue" à conduire, et là je confirme, c'est le cas. »

Voilà une affirmation générale, indiquée par un grand spécialiste, qui n’est suivie d’aucun argument justifiant celle-ci. C’est une affirmation gratuite que le lecteur doit  croire sur parole avec insistance marquée   « je confirme, c’est le cas »

Ce genre de déclaration est un enfumage notoire de brouillage de débat et tentatives arbitraires de dissuasions.

. Alors que, la même déclaration, étayée de nombreux arguments, devient tout simplement passionnante. Et si c’était le cas j’en serais ravi.

Notre forum apicole serait beaucoup plus sympa. Et de tous types de ruche, les abeilles nous remercieront, peut être ?

Il me semble que c’est du bon sens, et le bon sens a de l’avenir... (C’est aussi le slogan d’une banque).
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Re: Ruche écologique et barrettes

Message par Admin le Ven 15 Jan - 19:23

Bon les gars, je ne peux pas m'absenter deux jours sans levée d'armes !!
Je ne sais pas si vous l'avez perçu, j'ai créé deux groupes:
- dadant =>DJP
- COCO66 => Warré
Bon je vais passer COCCO66 modérateur Warré et ainsi vous gérez chacun votre crémenrie
Soyez constructif ....bon nombre de nouveaux adhérents vous observent !!
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Ruche écologique et barrettes

Message par COCO66 le Ven 15 Jan - 20:38

Bonsoir Admin,

Oui, je pense que ce sera moins polluant dans la crèmerie Warré. Merci Admin pour ton initiative !
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HIVERNAGE en Warré

Message par COCO66 le Sam 23 Jan - 10:43



Hivernage dans une ruche écologique

L’hivernage est une phase très importante de la vie d’une colonie. Un hivernage difficile pendant lequel la colonie souffre, peut être la cause de déboires et source de maladies, mais s’il se déroule dans de bonnes conditions, c’est un gage de réussite pour toute la saison apicole qui suit.

Dans la ruche écologique, l’hivernage de la colonie se déroule comme à l’état sauvage, dans un cylindre fictif de 21 cm de diamètre dans lequel la grappe évolue durant toute la mauvaise saison. Les abeilles y trouvent un abri bien isolé, mais aussi, tout ce qui leur est indispensable pour subsister jusqu’aux beau jours, c'est-à-dire du miel, du pollen et de la propolis.

Cet hivernage se prépare déjà à la récolte du miel, vers la fin juillet, où on laisse aux abeilles, la moitié de leur production de miel, qu’elles vont compléter jusqu’aux premiers assauts de la mauvaise saison.
Pour hiverner dans de bonnes conditions et pour être en mesure de faire face aux virus et autres parasites de tous poils , une colonie d’abeilles doit avoir à sa disposition, près de 20kg de miel. Certes, c’est énorme, mais c’est indispensable et c’est la seule condition qu’elles restent en bonne santé.

Alors bien sûr, il n’est pas étonnant qu’en apiculture dite « moderne » et dans bons nombres de ruchers constitués de grosses ruches à cadres, de nombreuses colonies soient décimées. N’ayant que du sucre pour passer l’hiver, plus de miel, plus de pollen, plus de propolis, c’est la famine et la porte ouvertes à tous les maux.
Merci de votre bienveillance
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Re: Ruche écologique et barrettes

Message par Admin le Dim 24 Jan - 9:53

Superbe photo ! merci
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La Parole à MAYA

Message par COCO66 le Dim 31 Jan - 17:42



Salut homme, (espèce animale homo sapiens de l’ordre des primates)

Issue d’une espèce ainée de l’ordre des hyménoptères, je suis Maya, la conseillère au près de la jeune espèce d’animaux  humains.

« Vous aimez notre monde les abeilles, et vous souhaitez nous aider ! Bien, alors vous devez savoir et respecter ces points fondamentaux:

• Notre mode de vie est unique à notre espèce, vous ne devez pas le modifier. Notre logique de survie a été mise au point au cours des 100 millions d’années écoulées.
• Nous sommes  autonomes et sauvages et devons le rester pour conserver notre résistance et notre santé. N’imposez pas votre logique apicole de domestication, qui nous est inadaptée. Nous savons vivre sans vous, mais la réciproque n’est pas possible. Pour votre alimentation (fruits & légumes) et de toutes les plantes à fleurs sur notre planète, grâce à notre pollinisation, vous avez besoin de nous. Vous êtes dépendants des abeilles et non l’inverse, contrairement à certains animaux humains dit « apiculteur » pensent !
• Culture, semer  oui, mais pas des pesticides ni OGM, ni engrais de chimie de synthèse qui détruisent la faune, la flore, l’eau, l’air et la fertilité des sols et finalement la vie.
• Partager nos réserves en ne prélevant seulement qu’une petite part sans nous condamner pendant la période hivernale, où remplacer notre nourriture par un ersatz qui nous affaiblit.
• Vous les humains, vous devrez passer de statut de parasites nuisibles égoïstes à celui de co-partenaire respectueux  des espèces en général, et de l’abeille en particulier.
• Vous croyez pouvoir maîtriser les éléments, mais les éléments vous dépassent.
• La nature pour sa survie dispose de puissances bien supérieures à celles de tous les humains réunis.
• La nature vous invite à la vie harmonieuse de tous les éléments qui la compose, mais vous, vous suivez égoïstement vos seuls intérêts.

Voila ce que je vous devez savoir et respectez avant de nous aider » !

Maya, issue d’une espèce ainée,  (ministre des relations avec les jeunes espèces).
Bizzzz
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Ruche écologique et barrettes: ABREUVOIR

Message par COCO66 le Dim 7 Fév - 19:31


Bac en matière plastique noir, ne refroidi pas l’eau, bord avec replat, environnement dégagé et surélevé, facilite l’approche et le décollage, a l’abri du vent, la vitre réchauffe l’eau et protège les abeilles de la noyade. (Photos du 6 février)








ABREUVOIR
En effet, les abeilles doivent boire. En règle générale, elles se débrouillent très bien toutes seules  pour trouver de l’eau dont elles ont besoin, mais si elles ont à boire dans les environs proches du rucher, elles apprécieront cette commodité. Les kilomètres coûtent cher en vies d’abeilles et en miel. Porteuse d’eau est un métier à risques.
Construire  un abreuvoir bien à elles, un peu particulier  et non pas se contenter d’une vulgaire gamelle en fer blanc. Elles doivent pouvoir boire sans risque de se noyer, et le récipient ne doit pas transmettre le froid  à l’eau qu’il contient, car elles n’apprécient pas l’eau trop froide.
Cet abreuvoir peut être confectionné en bois ou à partir d’un récipient en plastique, et va recevoir quelques aménagements de confort et de sécurité.
Pour que les abeilles puissent atteindre l’eau sans risque de se noyer, il faut leur ménager un plan incliné qui ne soit pas un piège qui les entraînerait dans l’eau, et pour réchauffer cette eau de quelques degrés, nous allons utiliser le soleil, générateur naturel et gratuit lorsqu’il daigne se montrer. Ce préchauffage sera apprécié dans les tous premiers jours de leurs sorties après l’hiver, lorsque la température nocturne est encore bien souvent négative dans beaucoup de ruchers.
L’astuce réside dans un plan incliné fait avec une plaque de verre qui réchauffera l’eau lorsque le soleil brillera. Et pour que cette plaque de verre ne soit pas un toboggan pour abeilles, il faudra placer judicieusement une pierre plate, un morceau d’ardoise ou une tuile pour leur permettre d’accéder à l’eau en toute sécurité.
Il faudra choisir de préférence, un endroit rapidement ensoleillé le matin pour réchauffer l’eau au plus vite, un endroit un peu isolé et surélevé pour facilité l’accès.
Si en plus, on peut leur mettre l’eau courante à partir d’une gouttière toute proche, d’un réservoir d’eau, ou d’un robinet, ce sera parfait. Cela évite de faire l’appoint en permanence. Une petite fuite ou une arrivée goutte à goutte fera très bien l’affaire.
Il y a bien sûr d’autres  types d’abreuvoir, tout aussi ingénieux les uns que les autres, et là, on peut innover, mais il faut en respecter les grands principes :
Eau si possible réchauffée, accessible et sans danger pour les abeilles.
Pour être encore plus efficace, et pour éviter que l’eau ne s’altère trop rapidement, on ajoutera un peu de sel soit la proportion de 50gr de sel pour 8 litres d’eau.  Un peu de propolis est aussi bienvenue.
Nécessité et avantage d’installer l’abreuvoir dès février :
• Les nourrices en ont besoin pour préparer la bouillie du couvain, elles doivent ramollir le miel qui durcit ou cristallise.
• Les porteuses d’eau auront localisé le point d’eau pour la saison apicole, et elles en prendront l’habitude, elles n’iront pas affoler les enfants des voisins s’ils possèdent une piscine par exemple.











Variante d’abreuvoir : Plan incliné, bord large et rugueux, les moitiés de bouchons suivent le niveau d’eau, la vitre tempère l’eau et limite l’évaporation. Mais le béton est long à réchauffer en hiver.
Celui-ci est plus tôt adapté en été en retirant la vitre.
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Re: Ruche écologique et barrettes

Message par Admin le Mar 9 Fév - 21:46

Tu nous régales avec tes belles photos
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Ruche écologique et barrettes: MIEL

Message par COCO66 le Mer 17 Fév - 23:02

Le miel : la nourriture naturelle et vitale de nos abeilles.







Le miel brut déposé dans les alvéoles va donc se transformer tout doucement et perdre une grande partie de son eau. Il faut un certain temps pour que la synthèse s’opère et que le produit fini arrive à maturité. Les abeilles sont des chimistes de tout premier ordre et le miel est un produit  composé très complexe que l’homme est incapable d’égaler.  (Qualités et vertus.)
Parmi les composants, on peut citer entre autres, les produits suivants : glucose, fructose, lévulose, maltose, saccharose, galactose, sodium, calcium, potassium, magnésium, fer, silice, chlore, phosphore, soufre... etc. La liste est longue.
On y trouve également un grand nombre de vitamines : B1, B2, B3, B5, B6, pour ne citer que celles-là, ainsi que des antibiotiques et des acides organiques et minéraux. Tout cela dans un dosage que seules les abeilles connaissent.
Au vu de la richesse de ce produit naturel, on comprendra beaucoup mieux maintenant pourquoi il est absurde et criminel de voler aux abeilles toute leur production, pour ne leur redonner en échange que du sucre qui lui, n’a pour ainsi dire pas de valeur nutritive, ou bien du sirop de substitution qui n’a pas non plus, les composants du miel.
C’est les priver ainsi délibérément de tout ce qui leur est nécessaire pour survivre et se défendre contre les maladies et les parasites, c’est les mettre en état de malnutrition, de sous-alimentation, qui s’accompagne forcément de carences alimentaires.
Et l’on a l’audace de s’étonner de la catastrophe que nous avons engendrée à leur dépend !

Ceci est vrai également pour le pollen, la propolis et la gelée royale, qui leur sont absolument indispensables.



La propolis et la gelée royale étant deux autres produits miracles de la ruche que nous verrons ultérieurement.

En apiculture moderne, après récolte, les abeilles sont nourries avec des sirops, c'est-à-dire à grand renfort de sucre. Elles en consomment une certaine quantité pour se nourrir, tandis qu’elles transforment le reste en miel.
Or, ce miel ainsi obtenu n’a plus, c’est évident, tous les composants du miel naturel évoqué précédemment, c’est un miel de sucre pratiquement sans aucune valeur.
C’est un peu comme si on vous obligeait de  faire votre merveilleuse recette, mais que l’on vous remette la moitié des ingrédients, les autres n’étant pas disponibles. Qui plus est, les ingrédients remis  sont de qualité médiocre: le résultat sera alors, bien loin de votre délicieuse recette habituelle !

En vue de l’hivernage, c’est le même processus, elles vont devoir transformer en miel, ce sucre ou ce sirop fournis par l’apiculteur, afin de disposer de réserve pour l’hiver. Cette inversion à grande échelle faite ainsi à l’approche de la mauvaise saison, va les fatiguer anormalement. D’autre part, ce qu’elles ont ainsi stocké dans des vielles cires qui sont devenues au fil du temps, de vrais bouillons de cultures, est une nourriture très pauvre. Tout cela va contribuer à les affaiblir de plus en plus, et elles vont être à la merci du premier microbe ou parasite qui passera par là.
Ceci est en fait un résumer de tout le processus de destruction que l’homme a mis en place à propos des abeilles. Le profit à tout prix et le non respect de la nature étant les deux principaux moteurs de ce comportement irresponsable.
La stimulation est une pratique néfaste (une de plus) qui consiste au printemps à donner un apport de nourriture à la colonie, généralement du sucre, afin de provoquer un élevage précoce et obtenir ainsi un plus grand nombre d’abeilles pour le moment de la grande miellée.
Autrement dit, c’est tromper l’abeille pour déclencher ce processus d’élevage et d’augmentation des natalités à ce moment là, mais ni la flore, ni la température extérieure, ni la durée de la lumière du jour,  aucun de ces facteurs naturels ne sont présents.
C’est une pratique qui est néfaste à l’abeille et en fin de compte à l’apiculteur également, une arme à double tranchant basée sur un raisonnement à courte vue, qui se retourne toujours contre ce dernier.
Si vous souhaitez pratiquer la stimulation, sachez que dans les deux cas de figures :
Conditions climatiques favorables : nombre élevé  d’abeilles, il y aura production supplémentaire de miel, certes, mais aussi une production supplémentaire de varroas.
Conditions climatiques défavorables : Il y aura également un nombre très important d’abeilles, un bel élevage de varroas qui va se multiplier à leurs dépens, mais pas de production supplémentaire de miel, ou à peine.

Les 4 types de miel en apiculture écologique

La différence qui les sépare provient de la qualité des cires dans laquelle le miel a été stocké avant d’être récolté.  Ceci est la différence fondamentale.

Le miel vierge
• C’est le meilleur des miels, le plus pur, qualité rare, très prisé des connaisseurs,
• Est extrait par gravité, pressage, égouttage et non par force centrifuge,
• Issu de rayons de cires de moins de 12 mois,



Variante : la façon la plus naturelle et parfaite pour conserverver votre miel vierge (rayons operculés).

le miel vierge provient:
1) Des ruches sauvages de certains pays...
2) De la ruche écologique qui a subit un transvasement et récolté 3 mois plus tard dans la cire toute fraîche.

Le miel sauvage

• D’une très bonne qualité également,
• Est extrait par gravité, pressage égouttage et non par force centrifuge,
• Est issu de rayons de cire de plus de 12 mois et sont récupérés dans leur 2èm année.



Il provient:
1) Des ruches sauvages à qui l’on a volé le miel.
2) De la ruche écologique sans transvasement, mais à laquelle on a ajouté des hausses supplémentaires.

Le miel ordinaire
• C’est le moins mauvais des miels courants.
• Provient de ruches modernes, à cadres de cire ayant déjà plusieurs années.



• Stocké dans la cire contenant une quantité de microorganismes nocifs pour les abeilles.
• Peut contenir, en plus, des traces résiduelles des traitements dans la ruche et dans la cire (Traitements varroas, teignes.)
• Mûrissement du miel perturbé thermiquement. (une multitude d’ouvertures des ruches)



• A l’extraction par force centrifuge, le miel perd une partie de ses composants  les plus subtils, c’est un miel incomplet.


Le miel industriel
• N’est plus traité de façon artisanale, mais en grosses quantités et avec de gros moyens.
• Provient de partout.  (CE et Hors  CE) ?
• Ce qui importe, c’est la quantité, le rendement.



• Le produit vendu est comestible, on l’espère, avec réserves pour ce qui concerne les résidus toxiques et autres indésirables. (miel réchauffé, teneur « Hydroxy-Méthyl-Furfural » Taux admissible par la CEE: HMF < 4mg/100g de miel. Taux de dégradation du miel par la chaleur)
Le miel est un produit délicat qui ne se prête pas à une exploitation de cette nature.

Dans la ruche écologique : le miel et les autres produits




• Miel toujours stocké dans des cires neuves, renouvelées chaque année.
• Récolte de miel très facile et rapide : on emporte la hausse complète.
• Extraction très simple par pressage et égouttage (pas d’extracteur)
• Extraction qui conserve au miel tous ses composants (l’extracteur fait perdre au miel une partie de ces composants les plus volatils)
• Miel de très grande qualité
• Miel non pollué par les produits de traitement, ni par les cires, puisqu’il n’y a aucun traitement dans les ruches et que les cires sont renouvelées par les abeilles chaque années.
• Miel toujours récolté mûr (à voir par les vitres arrière). Ce miel n’est ni mûri artificiellement, ni battu.
• Le miel reste longtemps liquide sans présence de traces blanches lors de sa cristallisation.
• Conditionnement du miel en bocaux aussitôt après son extraction.
• Une hausse permet de récolter de 10 à 12 kg de miel
• Pour une ruche de 3 hausses et dans de bonnes conditions : une production moyenne de 12 kg de miel pour l’apiculteur, et une réserve de 15 à 18 kg dans les deux hausses inférieures pour l’hivernage.
• Permet une récolte de propolis pure, de très grande qualité.
• Permet également de récupérer de la cire de très bonne qualité.
1. Sans altération compte tenu qu’elle est toujours récente et qu’il n’y a pas d’accumulation de microorganisme générée par l’âge.
2. Sans pollution par des résidus de produits chimiques, compte tenu qu’il n’y a aucun traitement dans les ruches.

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Le Pollen: vital aux abeilles, et vital à notre avenir!

Message par COCO66 le Dim 27 Mar - 17:56

LE POLLEN


« SI l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre.
Plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes. » Attribué (ou non) à Albert
EINSTEIN.



Avec le développement phénoménal des maladies allergiques qui s’est produit ces dernières années, tout le monde sait aujourd’hui ce qu’est le pollen.

Et pourtant, nous avons à faire, là encore, à un produit naturel aux innombrables vertus.

Le mot vient du grec « palê », qui signifiait à la fois farine et poussière pollinique, et dont on retrouve la trace dans « palynologie », qui désigne l’étude scientifique du pollen.

Un peu de botanique.
L’organe reproducteur femelle des plantes à fleurs étant le pistil et l’organe mâle, l’étamine, le pollen en est le « sperme végétal ». Ce sont des particules microscopiques, dont la taille est comprise entre 20 et 40 microns en moyenne, mais qui peuvent varier de 1 micron pour le myosotis (1 micron = 1/100éme de mm), à 200 microns pour la citrouille !



Le pollen est un élément majeur de notre vie sur terre et un maillon important de la grande chaîne qui assure notre existence même.
Il assure la reproduction et la continuité de tous les végétaux à fleurs par ce que l’on appelle la « pollinisation », soit son transport des étamines jusqu’aux stigmates des fleurs de mêmes espèces pour en effectuer la fécondation. Et c’est là, dans ce transport, qu’interviennent les abeilles.

Le grain de pollen est à la fleur, ce que l’empreinte digitale est à l’homme. Cela signifie que nous avons la possibilité d’identifier la plante en partant de son grain de pollen.

Par l’analyse d’un miel donné, on détermine la provenance exacte et l’éventail des plantes qui ont été butinées pour son élaboration, grâce aux pollens qu’il contient.

Cela est vrai pour tous les miels, sauf pour les miels industriels, qui eux, sont issus d’un brassage de miels d’origines diverses. On peut déterminer leur composition, mais pas leur provenance.


La Récolte du pollen par les abeilles

L’abeille qui récolte le pollen ne s’occupe en principe que d’une seule variété à la fois.
Elle ramasse les grains qui se sont déposés sur ses antennes en les faisant glisser entre les échancrures de ses deux pattes antérieures, qui agissent comme des peignes, et les mouille de salive et/ou de nectar.

Les deux pattes intermédiaires récupèrent ce pollen, ainsi que celui qui s’est accumulé sur les poils du thorax, et le transmettent aux deux pattes postérieures. Les brosses, dont celle-ci sont équipées, envoi ce pollen, ainsi que celui qui s’est collé aux poils de  l’abdomen, dans la corbeille de la patte opposée, où les grains s’enroulent autour d’un gros poil, qui fait office de support, jusqu’à constituer la fameuse pelote, dont le poids varie de 5 à 10 mg.
Soit une récolte de 10 à 20 mg par voyage, chacun durant de 5 à 10 minutes environ.

Elles se délestent de leurs pelotes à l’aide des pattes intermédiaires en arrivant à la ruche, où les ouvrières les répartissent immédiatement , en les tassant bien, dans les cellules qui entourent le couvain, et en y insérant une fine couche de propolis qui empêche tout échange gazeux.

En quelques jours de fermentation anaérobie, qui garantit la stabilité du pollen (il ne germera plus), celui-ci va se transformer en pain d’abeille, qui servira à l’alimentation des larves et des nourrices.


On distingue deux types de pollen qui ont chacun un mode de transport particulier :

Le pollen anémophile, produit entre autres par les conifères, dont le transport est effectué par le vent.

Le pollen entomophile, le transport est assuré par les insectes pollinisateurs, dont l’abeille.





La nature est bien faite, l’abeille qui butine ne change pas de type de fleur au cours de sa prospection ce qui garantie indirectement une fécondation à coup sûr. En effet, quand l’abeille ramène à la ruche deux pelotes de pollen, elles sont toujours de même nature et de couleur identique.


Si les abeilles contribuent ainsi à la reproduction des fleurs, c’est de manière tout à fait involontaire.
Comme le miel, le pollen leur est avant tout un aliment indispensable. Si elles butinent, c’est d’abord pour assurer leur survie et la reproduction de leur propre espèce.

Le pollen leur fournit toutes les protéines nécessaires pour que les larves deviennent des adultes robustes.

Sans pollen, il n’y aurait pas de gelée royale, pas de couvain, pas de cire... et donc pas d’essaim.

La colonie en consomme entre 35 et 40 Kg par an, autant que de miel.


Pollen violet bleu: La phacélie est d’un grand intérêt apicole aussi par son généreux nectar. Semer en juillet : récoltes pour hivernage.


Dans la ruche
Les charges de pollen de provenances différentes sont stockées ensemble dans les alvéoles. Si l’on observe une alvéole de pollen, on distingue 5 à 6 couleurs qui se superposent et s’entremêlent suivant la fleur et la période de récolte.
Après une courte période de séchage l’alvéole de pollen est fermée par un peu de propolis. Bien stocké, il peut se conserver ainsi très longtemps.

Ce qui intéresse l’abeille dans le pollen, ce sont ces propriétés nutritives et médicinales exceptionnelles.


Un aperçu de la très riche composition du pollen (variable selon la flore visitée)
• Protéines (protides) 22 à 24%
• Sucre (glucides) : 26 à 28%
• Graisse (lipides) : += 3%
• Minéraux : += 5% (Potassium, calcium, magnésium, fer, cobalt, zinc, cuivre, manganèse, sélénium et silicium).
• Vitamines : A, C, D, E et B notamment.
• Acides aminés : D’une part, l’acide glutamique, l’acide aspartique, l’alanine, la sérine, la glycine, l’arginine, la proline, l’histidine, la tyrosine, et la taurine. Et d’autre part, les 8 qui ne sont pas produits par notre organisme et qui sont pourtant essentiels : La lysine, la méthionine, l’isoleucine, la leucine, la valine, la phénylalanine, la thréonine et le tryptophane.
• Acides décanoïques : (antibiotique naturel)
• Enzymes
• Fibres
• Rutine
• Phyto-eustrogènes
• Eau : += 10% pour le pollen frais et 5% pour le pollen séché
• Autres substances non déterminées.




Le pollen est un élément qui lui est indispensable au même titre que tous les autres produits de la ruche et il faut absolument lui laisser pour qu’elle puisse y trouver tout ce dont elle a besoin en toute saison.

Les apiculteurs récoltent le pollen depuis très longtemps, mais aujourd’hui, sa valeur marchande, due au développement des médecines naturelles et de la diététique, rend l’opération plus intéressante. Toutefois, encore plus que pour le miel, ils doivent respecter l’équilibre de la ruche et laisser aux abeilles l’ensemble de cette nourriture de choix. Sur l’ensemble de l’année, ils devront se contenter d’une quantité comprise entre 2 et 4 kg, soit environ 10% de la récolte totale annuelle.

Le pain d’abeille
Ce produit, quasiment inconnu du grand public, c’est tout simplement le pollen qui a fermenté dans les rayons après sa récolte  grâce aux sécrétions salivaires riches en enzymes des insectes.
Les abeilles ne consomment le pollen que sous cette forme spécifique.



Cet aliment constitue la base de leur nourriture protéinique, principalement pendant les périodes d’élevages du couvain, pour la production de gelée royale et de la cire.
Une cellule remplie de pain d’abeilles représente le stock de protéine nécessaire à l’élevage d’une larve.

Une fois qu’elles ont quitté la ruche, les butineuses n’en consomment plus.


Des abeilles privées de pollen sont promises aux maladies, et à plus ou moins long terme, à la mort. Ceci a été scientifiquement  démontré par les naturalistes tels que Francis Hubert et le baron Von Berlepsch.

Le pollen est un complément alimentaire très riche pour l’homme, mais sa valeur commerciale ne doit en aucune façon nous faire oublier que l’abeille est absolument prioritaire. On a généralement tendance à estimer qu’un prélèvement de 10% sur les réserves de la colonie, ne peut pas lui causer de dommage, mais ce n’est qu’une estimation qui n’a pas beaucoup de valeur, car ce principe très général fait abstraction de facteurs particuliers essentiels propres à chaque situation.

Les prélèvements doivent tenir compte des besoins de l’abeille. Le sirop de substitution, même« parfaitement équilibré » ne parviendra pas à pallier ces prélèvements qui d’ailleurs ne concernent pas que le pollen. Ce qui constitue évidemment un manque d’autonomie et une mise en péril des colonies.

Le pollen est bien présent dans les hausses de notre ruche écologique dans lesquelles les abeilles vont hiverner, et il est présent également dans le miel que nous récoltons.
On peut prélever un peu de pollen  à l’entrée des ruches écologiques, mais dans une proportion qui doit rester raisonnable, et surtout pas au printemps et ni après la récolte du miel, période pré-hivernale pendant laquelle les abeilles doivent élever  le couvain des futures abeilles d’hiver et leurs réserves. Au printemps le prélèvement de pollen serait catastrophique pour la relève des abeilles d’hiver arrivant en fin de vie.

Une colonie en bonne santé emmagasine beaucoup de pollen. C’est une réserve énergétique de grande valeur, qui est concentrée dans un volume réduit au minimum.

L’observation de nombreuses butineuses ramenant du pollen à la ruche, est encore une bonne indication qui confirme que tout va bien dans la ruche.



Cela signifie qu’il y a une reine, du couvain, et que la colonie travaille normalement.

Des colonies en bonne santé pour assurer une parfaite pérennité et une bonne pollinisation, notre avenir en dépend.


Effets des carences en pollen sur le développement des colonies d’abeilles

Grâce aux capacités de stockage de pollen dans la ruche, une colonie peut supporter de courtes périodes sans arrivage de pollen. Mais quand ces périodes sont trop fréquentes, ou quand elles durent trop longtemps, ou lorsque la diversité des pollens ramenés à la ruche est insuffisante, des risques de carences protéiniques existent. Leurs conséquences sont plus ou moins importantes en fonction du niveau du déficit.
On identifie deux périodes où un déficit dans l’alimentation protéinique (faible disponibilité ou mauvaise qualité nutritive) est particulièrement néfaste aux colonies : le printemps et la fin de l’été.


Le printemps
Au printemps, la reprise de l’élevage est retardée jusqu’à l’apport de pollen frais quand il n’y a pas de stock dans la ruche.
Une situation de carence quantitative en pollen entraîne une diminution des soins au couvain. Certaines larves sont sous-alimentées, les cellules où elles se développent sont mal operculées.
Un phénomène de régulation de la population peut être observé dans la ruche : les larves les plus jeunes sont éliminées pour ne laisser que les plus âgées, qui n’ont plus besoin de consommer du pollen. Si la carence se prolonge, c’est toutes les larves qui verront leurs soins diminuer. Cela peut avoir des conséquences néfastes sur la salubrité de leur habitat.

La fin de l’été et la préparation à l’hivernage

La fin de l’été est une période cruciale pour la ruche, puisque les ouvrières qui naissent au courant des mois d’août et septembre devront être suffisamment fortes pour vivre durant les mois d’hiver, jusqu’à la reprise de la ponte par la reine, au début du printemps suivant.
A cette période, les situations de carences polliniques peuvent mettre en danger la capacité d’hivernage des colonies et ce de plusieurs façons:
Si les apports de pollen à la ruche sont interrompus (période de disette), un blocage de ponte de la reine est à craindre : les larves seront moins nombreuses, et la population d’abeilles d’hiver sera réduite, diminuant ainsi les chances de passer l’hiver et risquant d’altérer la vigueur de redémarrage de la colonie au printemps suivant (moins de butineuses, donc des rentrées d’aliments réduites).
Si la récolte de pollen en fin de saison n’est pas interrompue par des périodes de disette, mais si du pollen de mauvaise qualité est récolté massivement, un affaiblissement ou même une perte de la colonie est aussi à craindre au moment de la préparation des abeilles d’hiver.
Les apports continus font que la reine continue à pondre normalement, mais les nombreuses larves sont alors alimentées avec un aliment insuffisamment nutritif : les ouvrières qui naîtront seront plus petites, et surtout auront une durée de vie réduite. Si cette durée de vie est trop courte pour permettre de passer l’hiver, la colonie meurt pendant la saison froide. Si la colonie arrive tout de même à passer l’hiver, elle apparaîtra tout de même très affaiblie au début  du printemps suivant.

 Photo : Epuisée par sa trajectoire contre le vent et sa double charge, elle récupère sur ma manche. Elle respire rapidement, rassurée par mon observation, elle est confiante et sa ruche n’est plus qu’à 1mètre. (C’est ce qu’elle m’a fait comprendre pendant les 35 secondes qu’a duré notre tête à tête).


La durée de vie des ouvrières dépend de la qualité de l’alimentation.

La durée de vie des ouvrières dépend de la prédation et de l’épuisement au travail.


Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez améliorez notre zone de butinage par des ressources polliniques, variés, présentes au fil des saisons et proches de notre rucher !
Merci de vos délicates attentions,
Salut à toutes et à tous !
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Ruche écologique et barrettes: La PROPOLIS

Message par COCO66 le Mer 16 Nov - 12:30

PROPOLIS Pharmacopée des abeilles


Dico : n. fém. mélange de résine et de gomme prélevé sur les bourgeons de certains arbres et utilisé par les abeilles comme mastic pour assurer l’étanchéité de la ruche.



Les égyptiens, les Perses, les Romains, les arabes et les incas connaissaient ses vertus ainsi que les Grecs qui lui ont donné son nom : Propolis, littéralement « En avant de la citée » (défenses).

La matière première est récoltée par les abeilles, dans le but d’élaborer la propolis, sur une quantité de végétaux : Des plantes, des arbustes, et des arbres comme le peuplier, les conifères, le bouleau, le saule, le chêne, le frêne, l’orme, aulnes, écorces d’épicéas, pins, sapins...

Avec ses mandibules, l’abeille en découpe des fragments qu’elle transporte, comme le pollen, dans les corbeilles des pattes postérieures. Sitôt livrée à la ruche, la propolis est mélangée aux secrétions salivaires des ouvrières et à une proportion variable de cire, pour former une pâte qui sera directement utilisée en fonction des besoins.

Dans la ruche écologique,  le stockage de la propolis se fait dans les mailles de la moustiquaire située au dessus de la grappe et sert de  VMC aux abeilles pour un habitat sain en toutes saisons.
Toutes les abeilles ne récoltent pas avec la même ardeur et, en Europe, c’est la caucasienne qui est la plus productive.

La propolis est l’armure de la ruche.

Par ses propriétés mécaniques d’abord. C’est un mastic qui sert à enduire les parois, sceller les joints, fixer tous ce qui bouge, boucher les fissures de l’habitat, élever des remparts à l’arrière de l’entrée pour interdire l’accès au gros prédateurs, et réduire l’accès du trou de vol dès les premiers frimas.

Par ses propriétés chimiques, ensuite. La ruche qui peut compter jusqu’à 600 000 entrées par jour, où s’activent des milliers d’individus à un température comprise entre 35 et 38°, avec un taux d’humidité d’environ 70% et une forte teneur en sucre, devait être un véritable bouillon de culture. Or, il n’en est rien.

Pourquoi ? Parce que la propolis possède des propriétés bactériostatiques, bactéricides, fongicides et antiseptiques qui en font une véritable barrière contre mycoses, bactéries et virus.




Les abeilles enduisent ainsi d’une mince couche de propolis, l’entrée de leur ruche pour en faire un véritable pédiluve, et également l’intérieur des alvéoles destinés à recevoir les œufs, le miel ou le pollen.

Elles recouvrent aussi toutes les parties métalliques  qui risquent de rouiller et de provoquer une réaction chimique. Les abeilles les neutralisent de cette façon.

Elles l’utilisent également pour momifier les cadavres des prédateurs (musaraignes, lézards, souris) qui se font tuer à l’intérieur de la ruche et qui sont trop gros pour être évacués. Embaumés à la manière des pharaons grâce à un mélange de propolis et de cire, ils se conservent parfaitement, sans le moindre signe de putréfaction.

Nous avons ici une parfaite association entre les règnes végétal et animal : Les résines qui protégeaient les tissus fragiles des plantes et avec lesquels les abeilles ont fabriqué la propolis servent maintenant à la protection de la ruche.






Récolte de la propolis

La ruche écologique permet de récolter 30 à 50 g de propolis de qualité par la récupération de celle qui se trouve sur sa moustiquaire. (Cette moustiquaire est ôtée et renouvelée à la récolte du miel.)

Pour  faire cette récolte de propolis, refroidir simplement  la moustiquaire récupérée.  Une basse température la rendra  cassante.  Ensuite on  froisse cette moustiquaire au-dessus d’une feuille de papier et l’on conserve cette propolis  à l’abri de la poussière dans un flacon bien propre.    
La propolis récoltée nous servira pour fabriquer la solution propolisée (voir  le chapitre : Désinfection des hausses et planchers dans le sujet Périodes florales observations actions)


Composition biochimique de la propolis brute :
50% Résines et baumes
30% Cire
10% Huiles essentielles et aromatiques
5% Pollen
5% Matières organiques, impuretés.

La propolis contient plus de 300 molécules actives identifiées.

(Elle permet aux abeilles de maintenir dans la ruche une asepsie plus poussée que celle des salles d’opérations des hôpitaux.)



Ne pas récolté davantage, car les abeilles doivent reconstituer ce rideau de propolis qui est normalement au-dessus d’elles avant l’hiver, et doit y rester, c’est primordial. Leur vie en dépend.
En effet, ce carré de moustiquaire propolisé n’a pas seulement  une utilité isolante et régulatrice de la température  et de l’humidité, il est aussi le moyen tout à fait remarquable d’entretenir une atmosphère aseptisée dans la ruche et de distribuer la propolis à toute la colonie. Ambiance tiède et permanente de solution propolisée. Imaginer un sauna propolisé, il sera bien difficile à un virus ou à un parasite de se développer  convenablement. Cela mériterait d’être étudié en laboratoire avec un matériel adéquat.
«  Le microbe n’est rien, le terrain est tout. » (Connaissons d’abord l’abeille et respectons son mode de vie naturel et sauvage pour ne pas nuire, avant de vouloir s’attaquer à ses maladies).



Merci à tous ceux et celles qui respectent notre mode vie et la nature.  En nous protégeant ainsi, alors la coévolution  de nos deux peuples (pollinisateurs et humains) est  rendue possible et durable.  
Bonnes réflexions...
Salut à toutes et à tous!
Maya
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Ruche écologique et barrettes: LA GELEE ROYALE

Message par COCO66 le Sam 17 Déc - 19:28

LA Gelée ROYALE


(Dico.) Gelée royale : Substance sécrétée par les glandes salivaires des  abeilles (les nourricières âgées de un à 10 jours), qui sert de nourriture aux jeunes larves et constitue la nourriture exclusive de la future reine.



La gelée royale, produit miracle de la ruche que l’on appelle encore  le « lait des abeilles », est une substance d’un blanc nacré, un peu acide et très sucrée. Elle est sécrétée par les jeunes abeilles ouvrières pendant la période du 2ème « 21 » dans laquelle elles sont nourrices, soit entre le 7ème et le 12ème jour de leur vie. (Voir  la règle des 4x21 dans le Sujet : Ruche écologique et barrettes : Lutte Varroas du 5/4/16).

Cette gelée royale est ainsi distribuée aux larves dans des proportions bien précises qui vont déterminer le devenir  de chaque larve.
• Pour une abeille : 3 jours de gelée royale, suivis de 2 jours de bouillie larvaire avant fermeture de l’opercule qui se situe au 9ème jour.

• Pour un mâle : 3 jours de gelée royale, suivis de 3 jours de bouillie larvaire avant fermeture de l’opercule qui se situe au 10ème jour. (seul cas ou l’œuf n’est pas fécondé)

• Pour une reine : 5 jours de gelée royale avant fermeture de l’opercule qui se situe au 9ème jour sur une cellule royale remplie de gelée.
(Voir le tableau comparatif de l’évolution de : abeille, reine, et du mâle dans le sujet : Ruche écologique et barrette : Lutte VARROAS du 30/3/16)
C’est cette différence fondamentale de traitement et de nourriture qui va permettre à une larve fécondée de devenir soit une ouvrière soit une reine.  La première naissant le 21ème jour, alors que la reine va naître beaucoup plus tôt au 16ème jour. La reine adulte sera d’ailleurs toujours nourrie avec cette gelée royale, ce qui va lui permettre d’avoir une durée de vie de 4 à 5 ou 6ans, alors que l’ouvrière ne vit que 42 jours en pleine saison et 5 à 6 mois  pendant l’hivernage.



Applications médicales et médicinales de la gelée royale

On peut citer entre autres de l’aide pour:
• Le renforcement des défenses immunitaires
• La croissance des enfants et des adolescents.
• Les traitements des affections de la peau.
• La lutte contre le stress, la dépression, l’anxiété.
• La lutte contre la fatigue et le surmenage.
• La stimulation intellectuelle et la mémoire.
• La régulation du cholestérol.
• Les problèmes de l’appareil digestif.
• La lutte contre certaines infections grâce aux antibiotiques naturels qu’elle contient.
• Les femmes enceinte en début de grossesse et à l’allaitement.
• La période de la ménopause.
• Les affections cardiovasculaires.
• Le soulagement des affections de type arthrite, arthrose et polyarthrite.
• Le traitement des affections respiratoire et ORL.
Dans le traitement de toutes ces affections, on peut constater un dénominateur commun : les effets tout à fait positifs des vitamines B, B5, et B9 notamment.



Présentations commerciales de la gelée royale

Pour préserver la conservation de la gelée royale, elle doit être conditionnée dans des récipients hermétiques, à l’abri de la lumière et de l’humidité, et dans des locaux dont la température est comprise entre 2 et 5°C, mais surtout pas  congelée.
La lumière et le froid ont une incidence négative sur certains composants qui la compose.




Différentes présentations de la gelée royale

 


En flacon, en ampoules, et en gélules de gelée royale lyophilisée :







Pure ou Associée :

• Gelée royale pure
• Gelée royale avec du miel
• Gelée royale associée à : la propolis, le gingembre, ginseng, magnésium, en fonction des problèmes à traiter.



Les associations de produits

On verra effectivement que dans la pratique, ces associations  sont souvent proposées à la vente. Or, ces associations  peuvent toutefois avoir quelques inconvénients, car il n’est pas certain que la gelée royale garde toutes ses propriétés ainsi associée.
L’idéale étant de la consommer pure et dans un conditionnement  qui lui convienne pour avoir toutes garanties.

Processus  de production de gelée royale

Si la gelée royale, que fabriquent les abeilles, a un côté positif pour soulager nos affections, par contre, si l’on prend conscience  de l’exploitation qui est mis en place pour produire toujours plus afin de répondre à une demande stimulée sans cesse à grand renfort de publicité, dans ce cercle infernal, au final, ce sont les abeilles qui sont traitées en gentilles petites esclaves par l’homme...





Le stockage des Cellules royales pleines de gelée

Comment procède-t-on ?
Nous avons vu que la colonie ne fabrique des cellules royales que lorsqu’il faut remplacer la reine.



Soit à cause :
• D’un essaimage,
• D’une reine en titre trop âgée et que son remplacement s’impose,
• De la mort de la reine.

Mais en dehors  de ces trois cas, il n’y a pas de réserve de gelée royale dans la ruche, si ce n’est dans les alvéoles d’ouvrières qui en contiennent toutefois très peu.

Pour inciter les abeilles à produire cette gelée royale en quantité plus importante, on va donc les tromper, pour déclencher cette fabrication à partir d’un réflexe de survie.
Pour cela, sur des cadres spéciaux, on installe des cupules en plastique qui simulent des amorces d’alvéoles royales dans lesquelles on y place des larves de moins de 36 heures ( généralement 12 heures) dans une goutte de cette gelée royale que l’on a diluée dans un peu d’eau.

Ces cadres très spéciaux sont ensuite introduits dans des ruches dans lesquelles on a placé une séparation réalisée par une grille à reine. Cette grille étant destinée à maintenir la reine dans la partie qui ne contient pas les cupules.
Les abeilles sont  abusées et se croient orphelines. Cette situation va provoquer chez les nourrisses, la fabrication de gelée royale en vue d’élever de nouvelles reines. Elles vont alimenter les jeunes larves des cadres spéciaux nouvellement introduits dans cette partie de la ruche en futures reines. Elles seront alimentées exclusivement en gelée royale. (Dans ce cas, pas de bouillie d’ouvrière)



Après trois jours, les cupules ont évoluées, elles sont en train de devenir de véritables alvéoles royaux, et les abeilles y ont ajouté de la gelée royale pour permettre aux larves d’effectuer leur métamorphose.
Après ces trois jours, les cadres de cupules sont extraits des ruches,  les larves de futures reines qui ont servi de leurre sont éliminées, et la récolte de gelée royale est faite dans les cellules royales par pompage.



Les larves royales sont éliminées et sacrifiées.



Récolte de la gelée royale par pompage.

Ce procédé appliqué en production intensive, permet d’en extraire de 200 à 300g par ruche sur une année.
Or, lorsque l’on connait l’importance de cette gelée royale pour les colonies et tous les bienfaits qu’elles en tirent, le travail remarquable de ces colonies dans leur ruche, la supercherie, le vol, et l’état de ces colonies après ces forfaits répétés, ne peuvent que nous laisser perplexes et songeurs.

Aperçu de la richesse de la gelée royale (variable selon la flore visitée) :
• Protéines (protides) 15% environ
• Sucre (glucides) 15% ‘’ (glucose, fructose, saccharose)
• Graisse (Lipides) 5% ‘’
• Minéraux , Oligo-élém 0,5 à 1% (Potassium, calcium, phosphore, magnésium, fer, cobalt, zinc, cuivre, manganèse, sélénium).
• Vitamines : A, B, dont B1 (Thiamine), B2 (Riboflavine), B5 en très forte concentration, B6 (Pyridoxine), B12, C, E, B8 (biotine), PP (Ac. Nicotinique), Ac. Folique, Inositol .
• Acides aminées : glutamique, aspartique, butyrique, l’alanine, la sérine, la glycine, l’arginine, la proline, l’histidine, la tyrosine, la taurine, la cystine, la méthionine,  la leucine, la valine, l’isoleucine, la thréonine, la lysine, la tryptophanne, la béta-alanine, la phénylalanine.
• Acide décanoïque : (antibiotique naturel)
• Acétylcholine : 1% environ (forte concentration) neurotransmetteur nécessaire au bon fonctionnement du système nerveux et de la mémoire.
• Gamma globuline (combat les infections et stimulation de l’immunité).
• Eau : 65% environ
• Substances non déterminées (faible %)

Note : Si l’on se réfère aux publications spécialisées, l’acide pantothénique (vitamine B5)   que l’on trouve dans la gelée royale en assez forte proportion, aurait des propriétés d’importances vitales  pour la formation et le fonctionnement des tissus, et il assure l’équilibre du métabolisme et la résistance des muqueuses aux infections. (vitamine B5 se trouve aussi dans nos aliments : le foie, le rein, le jaune d’œuf, la levure de bière)
Nos abeilles savent se protéger pour peu que l’on respecte leur mode de vie naturel et sauvage !

Si l’on veut stopper le déclin de l’abeille, pratiquons une apiculture autre que celle qui la carence et l’affaiblit lentement mais sûrement, le devenir de l’humain en dépend...

L’apiculture écologique est un début de solution.



Maya vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous.
Bizz & Bizz. A 2017 pour d'autres aventures!
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Re: Ruche écologique et barrettes

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