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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Jeu 14 Jan - 22:25


Photo: Comptage de 117 varroas sur essaim nu mis en décontaminateur, et ce, après 12heures.
Avec 12heures supplémentaires, varroas tombés = 7, Donc fin de traitement et transvasement dans sa ruche vide à l'emplacement et à la place du décontaminateur. Les autres photos montrent les monstres.



Le Varroas. Décontamination des colonies dans un rucher écologique

On a tendance à dire que la présence du varroas dans une ruche va favoriser l’apparition des maladies, c’est sûrement vrai, mais c’est une conclusion un peu hâtive qui fait du varroas, le bouc émissaire responsable de tous les maux qui s’abattent aujourd’hui  sur les ruchers. Or il ne faudrait pas négliger que l’inverse est peut-être encore plus vrai, et qu’une colonie qui lutte déjà tant bien que mal contre une disette, une carence ou une maladie quelconque qui n’est peut-être pas encore visible, sera vulnérable à un tel parasite.
En la privant de son miel, de son pollen, de sa propolis, et en la faisant vivre dans des contextes qui ne respectent pas son mode de vie naturel et sauvage, on place l’abeille dans une situation difficile, et ceci débouche forcément à plus ou moins long terme sur un affaiblissement des colonies et des races, avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui.

Technique du transvasement, opération spécifique à la ruche écologique

Qu’est-ce que le transvasement ?
C’est l’opération la plus importante à réaliser dans la conduite de la ruche écologique. Elle est spécifique à cette ruche. Test sur une ruche Dadant? (A voir si quelqu’un a fait cette expérience ?)
Cela consiste selon une certaine procédure, à chasser les abeilles adultes de leur ruche et à les faire passer dans une ruche vide, propre et désinfectée.

Ceci peut se faire de deux manières :

1. De la ruche où elles se trouvent, directement vers une autre ruche.
2. De la ruche où elles se trouvent, vers un dé-contaminateur dans un premier temps, et ensuite, du dé-contaminateur vers une autre ruche dans un second temps, lorsque la colonie est décontaminée, ce qui prend entre 2 à 4jours. (selon le comptage/ Jour de varroas tombés, la fin de chute indique la fin du traitement)

Avantage de ce transvasement
Cette opération permet dans le même temps de résoudre les problèmes suivants :

• Eviter radicalement l’essaimage  (la ruche étant vide, le problème de place ne se pose plus)
• Combattre efficacement le varroa (la ruche étant vide et désinfectée, et la colonie étant décontaminée, il n’y a plus de varroas).
• Combattre les maladies et entre autres, le virus de la paralysie aigue (APV)
• Renouveler les cires (Cire fraîche = ruche saine)
• Economiser le travail des abeilles.

Avec ce transvasement, tout est renouveler et les abeilles vont reconstruire des rayons en cire fraîche pour entreposer le miel qui sera stocké dans des cires vierges de tout microbe et contamination. Miel qui restera pur jusqu'à sa récolte, miel vierge de toute première qualité, tel qu’il n’en existe pas sur le marché.

Autre point important découlant de ce transvasement, la ponte de la reine s’effectue toujours dans des alvéoles de cire fraîche, ce qui est vital pour le couvain.

Et comme la lutte clinique (chimique) contre le varroa ne se fait pas dans les ruches, mais dans un dé-contaminateur spécialement construit à cet effet, ni la ruche, ni les cires, ni le miel, ne risquent d’être contaminés par ces produits chimiques dangereux.

Logique propre à ce transvasement
Le raisonnement qui est la base de cette opération est le suivant :

Le couvain consomme indirectement de 4 à 5 kg de miel pour 1 kg emmagasiné dans les rayons. A la période où est effectué ce transvasement, soit en mai, avant la période d’essaimage, le couvain, qui va rester dans la « vielle » ruche et, que l’on va détruire lors de cette opération, arriveraient de toute façon trop tard pour participer  activement à la grande miellée. En le supprimant, ce qui peut choquer, bien entendu, compte tenu qu’il ne faut plus le nourrir, ni le chauffer, on élimine la raison d’être des mâles qui sont assignés à cette dernière tâche, et qui, devenus parfaitement inutiles, sont mis à mort immédiatement.
Etant donné qu’on élimine également les cires, et qu’il n’y a plus d’alvéole, la reine s’arrête de pondre par manque de place. En conséquence, les nourrices qui produisent la gelée royale en permanence, ont ainsi un surplus de nourriture qui est récupéré par toutes les abeilles qui vont se trouver dans la nouvelle ruche.
La colonie débarrassée de ses bouches inutiles, charges non négligeables, bénéficie de cette nourriture très riche, qui lui apporte un supplément énergétique très puissant, lui donnant ainsi la possibilité de construire très vite de nouveaux rayons de cire fraîche.

Si les conditions sont favorables, température clémente et flore abondante, la production de cire peut permettre la construction de 6dm2 de rayon par jour, ce qui est considérable.
D’autre part, ces abeilles transvasées qui ont bénéficié de cette gelée royale, vont voir leur durée de vie augmenter sensiblement et pourront dépasser les 42 à 45 jours qu’on leur accorde généralement.

Avec cette ruche, l’opération de transvasement  permet de mener avec succès la lutte contre le varroa. En effet,  on élimine ainsi les principaux porteurs de varroas, et de la totalité des œufs de ce parasite qui se trouvent dans les alvéoles avec le couvain.

Certes d’aucun penserons que ce « massacre » est une source de grande perturbation pour la colonie, ce qui est sans doute exacte dans une certaine mesure et sur le moment, mais l’instinct de survie étant le plus fort, les abeilles se remettent très vite à travailler dans leur nouvel habitat. Cette opération de transvasement qui n’est pas naturelle, étant néanmoins salvatrice, en remplaçant les bienfaits de l’essaimage dans la vie de l’essaim sauvage, et en éliminant tout ce qui pourrait lui nuire.
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par Admin le Ven 15 Jan - 19:47

C'est bien ce qui se passe lorsque cela essaime et que l'essaim retourne à l'état sauvage..
Sauf que la production de miel doit en prendre un coup !!!
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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Sam 16 Jan - 16:50

Salut ADMIN,

Concernant la production du miel :

Effectivement, on peut se poser cette question, suite à un transvasement. (Il n’est pas systématique)

Dans son mode de vie naturel et sauvage, l’abeille travaille et fait des réserves pour lui permettre avant tout, d’assumer les rôles essentiels qui lui sont dévolus sur cette planète, soit tout d’abords :

1.La Fécondation d’une multitude de plantes à fleurs  indispensables  à la survie de notre planète : Le rôle de l’abeille étant celui d’agent pollinisateur. Cette noble activité étant de la plus haute importance.

2.Pérenniser l’espèce en transmettant la ruche à sa descendance, avant de disparaître.

Et rien dans son « programme » ne prévoit qu’elles doivent travailler pour l’homme et lui fournir des tonnes de miel. Et tous nos déboires viennent de ce manque de réalisme, de lucidité et de sagesse.

Revenons au miel.

Comme tu vois, en apiculture écologique, ce n’est pas la quantité qui compte, mais bien la qualité qui est recherchée pour la santé de tous, et les abeilles comprises évidemment, si on veut « SAUVER LE SOLDAT ABEILLE ».

Mais néanmoins, lors du transvasement  nous récupérons les hausses avec  un peu de miel dans  la hausse supérieure (hausse A). Nous sommes fin avril, début mai, il est évidemment pas mûr et devra être redonné aux abeilles dans le nourrisseur pour les aider à redémarrer. On peut aussi en consommer rapidement, mais  il ne se conserve pas. Et dans ce qui était la partie inférieure (Hausse B et C), nous avons du couvain en hausse intermédiaire (hausse B). La hausse inférieure( hausse C) est  vide ou en cours de construction dans ce cas on récupère cette cire, sinon tous les rayons de couvain sont condamnés,  infestés de varroas et de leurs œufs, Les rayons de  couvain doivent être détruit, le mieux est de les bruler.

Une colonie adulte transvasée avant la grande miellée, et suivant la météo, la floraison, la vigueur  de la colonie, dopée à la gelée royale suite au transvasement, est capable de produire 27 à 30 Kg de miel dans la saison.
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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Lun 25 Jan - 22:38

Avantages de la ruche écologique dans la lutte contre les maladies et les parasites



Eléments indispensables à l’abeille.

Que faut-il à l’abeille pour survivre dans son milieu naturel et perpétrer la race ?[/b]

Un habitat sain,
Des cires fraîches, (celle produite par les abeilles est vierge de tous microorganisme)





Du miel,






Du pollen,






De la propolis,






De l’eau potable,






Et aussi la tranquillité.







L’habitat sain, elle le cherche lorsqu’elle essaime. Dans la nature, après un an, elle quitte son tronc d’arbre ou un autre abri naturel et abandonne les vieilles cires pour reconstruire ailleurs. A l’état sauvage, l’abeille ne vit pas dans de vielles cires, il lui faut des cires fraîches chaque année.  C’est pour elle le moyen de se débarrasser de tout ce qui pourrait lui nuire et aussi un gage de survie.

Dans cette apiculture écologique, la ruche et la méthode employée permettent de conserver à l’abeille tout ce qui lui est nécessaire pour vivre dans de bonnes conditions, et aussi proche que possible de la vie à l’état naturel et sauvage : habitat, nourriture, hygiène et tranquillité. Ces conditions viennent également compenser les inconvénients de sa vie sédentaire, l’essaimage ne lui étant plus possible.

Avantages de la ruche écologique et sa méthode dans cette lutte contre les maladies

• Ses dimensions qui découlent de l’étude de l’essaim sauvage, et qui correspondent au volume maximal que l’abeille peut gérer au mieux.
• Son cloisonnement constitué par des rayons de cire qui élimine les courants d’air incontrôlables et qui facilite la régulation température humidité. Le système de régulation de cette ruche étant une merveille d’ingéniosité.
• Des rayons de cire fraîche renouvelés chaque année, et des éléments de ruches remplacés régulièrement, ce qui assure à l’abeille un habitat toujours sain, et un stockage du miel dans les meilleures conditions.
• Son « sauna » propolisé qui permet à l’abeille de vivre et de se déplacer dans un milieu aseptisé en permanence.
• La nourriture riche qu’elle procure aux abeilles, en l’occurrence, le miel qu’elles fabriquent, en effet, à la récolte du miel, on ne prend que la moitié de la production, soit le contenu de la hausse supérieur (12kg), en laissant les 2 hausses inférieures aux abeilles (12kg également) pour hiverner. Cette réserve étant encore complétée jusqu’aux premiers froids, ce qui constitue une solide réserve de 18 à 20 kg pour passer l’hiver. Sans oublier du pollen qui est stocké dans les rayons en quantité suffisante.
• La propolis (pharmacie des abeilles) qui se trouve au-dessus de la hausse supérieure toute l’année, y compris pendant l’hiver et qui assure aux abeilles une protection maximum et un remède miracle disponible à volonté. De quoi rendre malade les producteurs de médicaments en tout genre à base de propolis.

Tous ces points étant très importants pour assurer aux abeilles un hivernage sans problème. Cette période étant dans bien des cas, fatale aux colonies, qui ne parviennent pas à reprendre leurs activités au printemps ou qui sont victimes de telle ou telle maladie, car trop affaiblies pour pouvoir lutter.

La clef de la réussite et d’un rucher producteur en bonne santé, étant le partage équitable des produits de la ruche avec les abeilles. Ce partage devant toujours être en faveur des abeilles, leur survie en dépend.

Toutes mes collègues butineuses vous remercient!
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par CG07 le Dim 31 Jan - 17:37

Bonsoir,
"Eliminner les varroas de la ruche où les abeilles se trouvent, vers un dé-contaminateur dans un premier temps, et ensuite, du dé-contaminateur vers une autre ruche dans un second temps, lorsque la colonie est décontaminée, ce qui prend entre 2 à 4 jours"
je ferais bien l'essai sur une ruche Dadan 12 cadres mais comment faire la dé-contamination durant 4 jours. Comment est fait cet outil ? De quoi est il composé ? avant de transvaser dans une ruche décontaminée.
Merci de tes précisions
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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Lun 1 Fév - 12:41

Bonjour CGO7,
Ta question est intéressante et me permet de développer ce thème commencé sur ce sujet du forum.

En effet, on peut lutter contre le varroa de 2 manières avec la ruche écologique: 1Préventive ou 2curative

1) Transvaser la colonie de sa ruche contaminée vers une autre ruche vide, propre, désinfectée et barrettes amorcées de quelque mm de cire. Méthode de lutte naturelle.
Cas d’une infestation moyenne.

2) Transvaser  la colonie de sa ruche contaminée via un dé-contaminateur et après décontamination, dans sa nouvelle ruche vide, propre, désinfectée et barrettes amorcées. Dans ce cas on fait usage de traitement chimique, mais celui-ci n’est jamais réalisé dans les ruches, ce qui ne pollue ni les ruches, ni la cire, ni le miel, ni le pollen, ni la propolis.
Cas d’une infestation importante nécessitant le traitement clinique. (Usage du dé-contaminateur et de traitement chimique.


J’attire ton attention que ces transvasements se réalisent sous certaines conditions et sont propres à la ruche Warré écologique. Je n’ai pas d'expérience de cette méthode avec la ruche Dadant 10 ou12 cadres.


Conception du dé-contaminateur

Il a l’apparence d’une petite ruche, et sa hausse unique un peu plus haute que celle des ruches Warré, possède les mêmes dimensions intérieures pour faciliter le transvasement des colonies.
Il comporte un plancher très particulier dans lequel un tiroir permet de contrôler journellement l’effet de la décontamination en visualisant et en comptant les varroas détruits.
Contrairement aux ruches écologiques, il n’a pas de moustiquaire à la partie supérieure, mais un treillis métallique à travers lequel on insère les languettes imprégnées du produit chimique utilisé.





L'ensemble dé-contaminateur, réservé uniquement pour les traitements chimiques: La clinique.







Le plancher du dé-contaminateur et son entrée inclinée pour les abeilles.








La hausse unique du dé-contaminateur, le treillis métallique au dessus où l’on introduit le traitement par les fentes, et son toit à droite sur la photo.


Processus de décontamination

Cette opération de décontamination peut être réalisée dans les cas suivant :
• Lors de la récupération d’un essaim sauvage ou vagabond avant qu’il ne soi mis en ruche.
• Lors de l’achat d’un essaim.
• Lors du processus de transvasement d’une colonie dans son propre rucher.

Dans tous les cas, cette décontamination intervient sur une colonie adulte et réduite, situation ou le varroa est le plus vulnérable, les abeilles vont alors transiter d’abord 2 à 3 jours dans le dé-contaminateur, avant d’être définitivement installées dans une ruche vide.
Bien entendu, pendant tout le temps que dure le traitement, le dé-contaminateur occupe l’emplacement qu’occupera la ruche ultérieurement, et comme dans la ruche vide, les abeilles doivent être nourries avec un peu de miel.
Il est à noter que cette technique n’est applicable qu’avec ce type de ruche.

Processus de contrôle pendant le traitement

Chaque soir, le tiroir recouvert intérieurement d’un papier gras changé à chaque contrôle, permet de vérifier l’effet de la décontamination et l’efficacité du traitement en visualisant et en comptant les varroas détruits, qui seront de moins en moins nombreux au fil de l’opération. Après 3 jours, et bien souvent 2, on peut mettre fin au traitement et faire passer les abeilles dans leur ruche vide. Ceci est fonction du nombre de cadavres de varroas  compté après le second jour.
Evidemment, si 2 jours suffisent, il ne faut pas poursuivre le traitement, les jours comptent dans la courte vie d’une abeille, et même si le séjour dans le dé-contaminateur lui est bénéfique, ce sont des jours pendant lesquels elles ne peuvent travailler.

Comme on peut le voir, ce problème de varroa n’est pas insoluble, et la ruche écologique peut y remédier assez facilement en ayant un gros avantage sur les autres types de ruche, en ce sens que le traitement chimique n’intervient jamais dans la ruche elle-même, ce qui permet de garder au miel toute sa pureté.

Il n’est d’ailleurs pas utopique d’envisager un retour en arrière, car à titre expérimental, des colonies placées dans le contexte de cette ruche ont très bien résistées plusieurs années de suite à ce parasite, sans traitement chimique. Avec leurs seules défenses naturelles et quelques opérations de transvasement de ruche à ruche réalisées au mois de mai, et cela de façon non systématique. La décontamination n’était pas nécessaire.


Ci-dessous le tiroir de contrôle.



(Ces photos ont été réalisées lors de la visite chez un ami. Mon dé-contaminateur est fait avec  une hausse et demie de ruche Warré).
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LE VARROA : CONTRÔLE DE LA SITUATION PARASITAIRE

Message par COCO66 le Sam 12 Mar - 21:38

LE VARROA : CONTRÔLE DE LA SITUATION PARASITAIRE

A la sortie de l’hiver, juste avant le premier remplacement de plancher, on peut éventuellement effectuer un contrôle de la situation parasitaire. Cela peut aider à définir l’utilisation et la conduite de la ruche concernée pour la saison qui s’annonce. Et en fonction de cette situation on pourra alors choisir la solution la plus adaptée.

• Tout simplement d’ajouter des hausses au fur et à mesure des besoins sous celles qui ont passé l’hiver.

• D’effectuer un simple transvasement total sans décontamination.

• D’effectuer un  transvasement total avec décontamination.

• Diviser la colonie, si celle-ci est suffisamment forte.

Nous y reviendrons, mais dans ce choix, le taux de parasites est une donnée importante à prendre en considération.

Certains ont imaginé de faire ce contrôle en permanence et ont modifié les planchers de leurs ruches pour y inclure comme sur le dé-contaminateur, un tiroir pour récupérer et comptabiliser les varroas. Or, ce contrôle en permanence est à proscrire pour trois raisons principales :

1. Ce plancher modifié nécessite la mise en place d’une grille au dessus du tiroir, ce qui va constituer un « no man’s land » auquel l’abeille n’aura pas accès, qui ne sera donc plus visité, qui ne pourra pas être désinfecté si nécessaire par un apport de propolis. Cet espace pouvant devenir  plus ou moins pathogène peut donc représenter un danger pour la colonie. Les abeilles doivent avoir la maîtrise totale de leur ruche.

2. De toute façon, un contrôle permanent n’est d’aucune utilité, puisqu’en dehors de la période pendant laquelle le transvasement et la décontamination sont possibles, nous ne pouvons pas intervenir. Du reste, cela n’est pas nécessaire dans la ruche écologique, puisqu’en règle générale le varroas est bien maîtrisé et ne prolifère pas comme dans une ruche à cadres. Le développement du varroa allant de paire avec celui de la colonie, le nombre de parasites que l’on retrouverait dans le bas de la ruche serait forcément en augmentation au fur et à mesure de l’avancement de la grande miellée, ce qui ne signifie pas nécessairement qu’il faille s’en inquiéter outre mesure et envisager une action quelconque. Une colonie forte est généralement capable de régler le problème elle-même.

3. Enfin, ce « no man’s land » va constituer également une zone froide qui va forcément perturber plus ou moins la régulation – température - humidité de la ruche. Cela ne provoquera pas nécessairement un problème majeur immédiatement perceptible, car l’abeille s’adapte, mais la situation aujourd’hui difficile de l’apiculture « moderne » découle d’une foule d’inconvénients qui n’ont que lentement dégradé la qualité de vie des abeilles. C’est à méditer.

Au lieu de ce contrôle permanent inutile et risqué, et juste avant de remplacer le premier plancher de l’année, nous pouvons faire un test de quelques jours, 4 ou 5 suffisent amplement, soit avec  un plancher modifié doté d’un tiroir, soit avec la partie basse du dé-contaminateur qui ne servira qu’à cela. Le nombre de varroas retrouvés chaque jour sera alors déterminant pour le choix de conduite de la ruche concernée.

Soit :
Nombre de varroas +ou – égal ou inférieur à 10 :
Cela correspond à une infestation réellement minime qui ne nécessite ni transvasement ni décontamination.

Nombre de varroas supérieur entre 10 et 50 :
Cela correspond à une infestation moyenne que l’on peut éventuellement  tenter d’enrayer par un simple transvasement total. Cela suivant que l’on sera proche de 10 ou 50.

Nombre de varroas supérieur à 50 :
Cela est le signe d’une infestation relativement importante pour la période, et très importante si le nombre de 50 est largement dépassé, ce qui nécessite  au minimum un transvasement total, voir une décontamination au cours de ce transvasement si cela est possible.

Après ce contrôle, le plancher standard doit impérativement être remis en place.



Le plancher standard de la ruche écologique est facile à nettoyer, il facilite l’évacuation des déchets par les abeilles. (La portière d’hiver, posée au sol, se glisse verticalement entre les 2 pitons pour réduire l’entrée, voir photo)


L’échange de plancher est une procédure rapide, faite le soir, lorsque la colonie est au repos. En agissant doucement, il ne faut donc pas craindre de déranger les abeilles.

Au secours ADMIN, je n'arrive plus à insérer une photo? nouvelle procédure...???
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par Admin le Mer 23 Mar - 2:14



- héberger une image
- choisir des images
- l'image s'affiche en dessous
- appuyer sur "tout envoyer"
le chargement commence (état avancement par barre graphe)
- copier le lien comme d'habitude pour l'inclure dans "insérer une image"
voili voilà
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par Admin le Mer 23 Mar - 2:15

Une photo du parc des oiseaux à FOZ d'IGUASSU
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Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Mer 23 Mar - 8:57

Merci pour ta superbe photo et bon séjour Admin...

j'ai bien toujours une erreur avec la nouvelle procédure pour héberger une photo suite à "Tout envoyer", j'ai
le message: error No conversion from text ifram.

Pour l'instant, je continue sans photo.
A+
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LE VARROA : CONTRÔLE DE LA SITUATION PARASITAIRE

Message par COCO66 le Mer 23 Mar - 9:33


Ah! à nouveau une photo possible avec Mozilla Firefox ça remarche, ouf!

Voici donc le plancher de la ruche écologique manquant au chapitre précédent.
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LE VARROA CET ACARIEN VAMPIRE

Message par COCO66 le Mer 30 Mar - 23:04

VARROA  cet acarien vampire

Ce parasite est considéré comme étant le plus dangereux pour les abeilles. Il peut en effet venir à bout d’une colonie en 2 à 4 ans, et à partir de la 2ème année, sa prolifération est très rapide.



Arrivée chez nous vers 1982, il serait originaire de l’Iles de Java où il cohabite avec l’abeille asiatique « Apis cerana ».
C’est la femelle varroa, que l’on peut voir le plus souvent à l’œil nu, qui est à l’origine du fléau. Elle se nourrit de l’hémolymphe des abeilles adultes ainsi que celles des larves et des nymphes operculées.
On trouve généralement le varroa profondément enfoncé entre les segments ventraux de l’abdomen de l’abeille. Ce sont les parties fines qu’il peut transpercer facilement avec son appareil buccal.

La femelle varroa
Pond dans les cellules du couvain d’ouvrières et de mâles
, avec une nette préférence pour ce dernier car elle bénéficie de 3 jours de plus. Elle pond plusieurs œufs dans la même cellule juste avant que celle-ci soit operculée (voir tableau ci-dessous). Le premier œuf est un œuf de mâle, et les suivants sont des œufs de femelles. Ensuite une nouvelle ponte de 4 à 5 œufs de femelles est effectuée toutes les 30heures.

Remarque importante :
Pour parasiter la larve, le varroa n’entre dans la cellule que lorsque celle-ci n’est plus dans la gelée royale, mais dans la bouillie larvaire,  et juste avant que celle-ci ne soit operculée.
Tandis que la reine qui est operculée dans cette gelée royale, n’est pas parasitée. Ce n’est pas le fait du hasard, cette substance semble avoir la propriété de repousser le parasite.



Tableau général de l’évolution dans les cellules : De l’abeille, de la reine et du mâle.

Ainsi dès son éclosion, le mâle varroa peut féconder les femelles  qui sont ses sœurs, à l’intérieure même de la cellule operculée. Il va d’ailleurs y mourir dès qu’il aura achevé son travail de reproducteur.
Même si tous les œufs ne sont pas viables, la reproduction de ce parasite est très rapide.

La durée normale de vie d’un varroa est de deux mois en été et de 6 mois en hiver. Il suit bien entendu, le cycle de l’abeille. Après l’hiver, sa reproduction reprend avec le premier couvain.


Début du graphique de développement annuel du varroa.

Dans la ruche écologique nous intervenons avec l’opération de transvasement  quand la flore repère est présente :
Pissenlit, tilleul en bourgeons, érable du canada à profusion, genêt, angélique, groseille, lilas, fraisier, pissenlit partout, aubépine. (Suivant climat et météo : environ entre la mi-avril et mi-mai et obligatoirement avant essaimage).
On peu remarquer sur le graphique, que dans la lutte contre le varroa, nous intervenons si nécessaire, avant que la reproduction du parasite ne soit devenue trop importante :
C'est-à-dire entre 15 et 22%. Les dégâts seront moindres.

Le point de repère indiqué ici concernant l’intervention du transvasement total en vue d’un déparasitage d’une colonie, sera propre au rucher concerné et en fonction des conditions requises pour ce type de procédure.
La période de transvasement correspond à ce que ferait une colonie sauvage en essaimant pour se débarrasser naturellement de ses parasites et refaire des cires fraîches dans son nouvel habitat.


Suite du graphique de développement annuel du varroa.

Sinon :
Les colonies sont de plus en plus faibles, si bien qu’après 3 ou 4 ans, lorsque le degré de contamination dépasse 40% de la population, elles sont anéanties à la fin de l’automne ou pendant l’hiver.

Ces dernières années, les ruchers ont subi  un lourd  tribut à ce parasite qui les décime maintenant les uns après les autres, malgré l’usage des produits chimiques élaborés pour tenter de les neutraliser.


Exemple d’évolution des varroas :

A l’éclosion de l’abeille au 21ème jour,  la « fondatrice » varroa et ses filles adultes sortent avec elle pour se disperser dans la ruche, alors que les femelles qui n’auront pas atteint leur maturité restent et meurent dans l’alvéole au même titre que le mâle.
Chaque nouvelle « fondatrice » varroa  recommence à son tour ce cycle infernal. On peut imaginer la rapidité de prolifération du vampire qu’est le varroa.

Exemple de natalité des femelles varroas  pour 1 alvéole abeille à naître :
Dans le cycle d’une abeille : 21-12 jours (1ère ponte de la fondatrice= 1er mâle varroa  et dispose de 9 jours, soit 216 heures pour pondre ses sœurs à raison de 4 à 5 toutes les 30 heures ce qui représente  6 à 7 pontes avant que notre abeille naisse en délivrant les nouvelles fondatrices soit environ entre 20 et 24 femelles varroas,  pour une nouvelle abeille amoindrie qui a servi de nourriture à ces vampires !

Les 20 nouvelles femelles vont aussi recommencer la même chose, 20 fondatrices vont générer 20 filles chacune soit 400 Varroas. Sans oublier que dans une ruche, il n’y a pas qu’une alvéole de couvain, et  le varroa vie 2 mois en été, on peu se rendre compte de la progression fulgurante du fléau.

Et pour 1alvéole de faux-bourdon à naître, la femelle varroa dispose encore plus de temps, le nombre de varroas viables sera encore plus important.

Symptômes d’une varroase sévère
• Colonies affaiblies présentant peu d’activité.
• Colonie peu productive.
• Abeilles adultes présentant des ailes déformées.
• Abeilles chétives.
• Abeilles et couvain mort devant les ruches
• Eventuellement couvain en mosaïque.

En règle générale, l’utilisation de la ruche écologique et un profond respect de la méthode qui y est associée, évitent d’arriver à cette situation.

Merci de votre compréhension et de votre aide!
Salut à toutes et à tous.
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par Admin le Jeu 31 Mar - 20:09

COCO66, l'insertion de photos c'est ok ?
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Jeu 31 Mar - 21:21

Oui Admin, l'insertion de photos est ok, mais à condition que j'utilise Mozilla Firefox pour me connecter, sinon avec Internet Explorer, il me sort la faute signalée.
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Re: Ruche écologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par Admin le Ven 1 Avr - 18:52

J'utilise CHROME
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Ruche écolologique et barrettes: Lutte VARROAS

Message par COCO66 le Mar 5 Avr - 18:44

Formule des  4x21


Le livre de l’abbé Warré  renferme une foule de vérités. Certes, il faut parfois lire entre les lignes, mais c’est une vraie mine d’or pour un apiculteur soucieux de découvrir comment élever l’abeille sans lui nuire.

Le « profit », l’abeille ignore ce que c’est.  L’abbé Warré a mis au point une méthode qui permet une alliance parfaite reposant sur un partage équitable ; les deux parties y trouvant leur compte.

Partager avec l’abeille, c’est élémentaire, mais encore faut-il y penser et le mettre en application. Lui laisser la moitié du miel cela peut paraître à certain une folie, mais à bien y songer, c’est de la haute politique.
C’est laisser à l’abeille une nourriture riche qui lui permet de survivre et de lutter contre les maladies et les parasites.
Un être humain sous alimenté tombe malade, car son organisme n’a plus la force de lutter contre les virus de toutes espèces.
Pour l’abeille c’est exactement la même chose. Si les maladies et ce varroa ont pris une telle dimension, c’est parce que l’abeille a été affaiblie et qu’elle ne peut plus lutter naturellement contre les fléaux qui l’atteignent aujourd’hui.

A force de s’imprégner de ce livre, on comprend ce que l’abbé Warré  a découvert et finalement à reconstituer sa méthode et sa formule des « 4 x 21 » : (voir l’Apiculture écologique de A à Z)

1.« 21 » = Phase de métamorphose de l’abeille et naissance (couvain).
2.« 21 » = phase de travaux internes à la ruche (nettoyeuse, nourrice, cirière).
3.« 21 » = Phase de travaux externes à la ruche (butineuse)
4.« 21 » = phase de construction rapide de rayons par une colonie débarrassée des bouches inutiles et des virus. (suite à son essaimage)

A cette formule il convient d’ajouter le mot « partage » sans lequel cette méthode n’aboutirait pas.

Explications :

Abeilles ouvrières- 1ère séquence de la formule des 4x21



Le premier « 21 » est la première phase ou période de la vie d’une abeille.
Le couvain est une multitude de cellules contenant des œufs, des larves de tous les âges regroupés sur des rayons. Ils se trouvent généralement dans le centre d’un rayon. Les rayons à couvain se trouvent généralement au centre de la ruche, dans la partie la plus chaude. Le couvain est entouré de miel et de pollen. Il craint le froid. Il est toujours bien protégé par les abeilles qui lui prodiguent beaucoup de soins en visites journalières et par les mâles qui lui conservent la chaleur nécessaire.



La femelle varroa entre dans la cellule le 8ème jour pour parasiter la larve. Elle est ainsi emprisonnée avec cette dernière jusqu’au 21ème jour. L’abeille naît le 21ème jour, après incubation, en même temps que les varroas! Elle restera blessée par ce parasite, qui se sera multiplié et développé avec elle dans la cellule operculée.
Remarque : Les larves des 4ème, 5ème, et 6ème jours sont les seules valables pouvant être sélectionnées pour devenir une « reine de sauveté » (sauvetage de la colonie par les ouvrières)

Abeilles ouvrières- 2ème séquence de la formule des 4x21


Les abeilles reprisent dans le tableau ci-dessus, appartiennent au deuxième « 21 », soit leur phase ou période de travail interne à la ruche. Ce sont des abeilles d’intérieur à cause de leur jeune âge et ce sont elles qui seront responsables des travaux internes à la ruche. La fonction des abeilles ouvrières varient ou changent suivant leur nombre de jours de vie, depuis leur naissance, et ceci apparaît très clairement sur le tableau ci-dessous.



Les 6 premiers jours, elles sont nettoyeuses.
Du 7ème au 12ème jour, elles sont nourrisses.
Du 13 au 20ème jour, elles sont cirières.
Et le 21ème jour elles deviennent butineuses. Mais, dans cette catégorie d’individus il y a un chevauchement, « overlap » c'est-à-dire recouvrement, ou travail superposé.

Des nettoyeuses qui sont à leur 5ème jour de cette fonction peuvent ainsi commencer à être nourrices et à ce moment, elles cumulent les deux fonctions. Mais il faudra attendre encore quelques jours pour qu’elles soient nourrices à part entière et être au maximum de leur production de « gelée royale)
Il en sera de même pour le passage à la fonction de cirière et de butineuse.

Il y aura toujours chevauchement des différentes fonctions en raison de l’âge dans la vie des abeilles.
De même qu’une abeille peut revenir en arrière selon les besoins de la ruche, mais ceci au prix d’un effort physique important, et d’une consommation de miel non négligeable.
Ceci se fait à l’encontre des phases des comportements innés et vient désorganiser le programme établi tel qu’il est décrit sur ce tableau.
Au 21ème jour les abeilles ouvrières sont toujours dans la phase des cirières ce jusqu’au 26ème jour, mais elles font partie des butineuses. (Tableau suivant)

Ce seront uniquement ces butineuses qui partiront et accompagneront l’essaim migrateur (à bien retenir).

Les cirières proviennent des nourrices en fin de leur phase et débutent leur fonction approximativement vers le 12ème jour après leur naissance. Elles assument pleinement cette fonction jusqu’au 19ème jour.

Elles sont déjà sorties pour faire un vol d’orientation très bref, c'est le soleil d'artifice. Ce sont elles qui vont construire les nouveaux rayons avec de la cire secrétée par leur glandes cirières. Elles vont se pendre, les pattes au plafond, ou à la base de leur édifice, qu’elles auront contrôlé et testé au préalable pour s’assurer de sa solidité, et vont racler leur abdomen pour en récupérer les plaquettes de cire fraîche et malléable sortant des glandes cirières, et que l’on nomme des « squames » ou encore « miroir ».

Dans une chaîne cirières, toutes les abeilles y sont incorporées, y compris les butineuses et les récolteuses de pollen. Elles se relient les unes aux autres par les pattes et forment 2 couches séparées de façon à faire une enveloppe de protection thermique distante de la chaîne cirière qui elle construit les rayons.
La partie visible de cette chaîne est la partie formant un rideau de protection dont le but est de maintenir une chaleur de 36 à 40°C pour la chaîne cirière proprement dit.

Si la température de la nuit reste supérieure à 10°C, et celle du jour à 20°C au moins, cette chaîne cirière peut construire jusqu’à 6 dm² par jour en bonne période printanière.  (Conditions nécessaires lors du transvasement pour lutter contre les maladies et les varroas)



Abeilles ouvrières- 3ème séquence de la formule des 4x21




Cette 3ème séquence de la formule des 4 x 21 correspond à la « 3ème phase ou période de vie d’une abeille ouvrière. Les abeilles du 3ème « 21 » sont des butineuses, mais en fait, les abeilles ouvrières au dernier jour du 2ème « 21 » sont déjà butineuses alors qu’elles se trouvent encore dans la phase de cirières (voir tableau précédent).

Les abeilles qui sont dans les 5 premiers jours du 3ème « 21 » sont dans la phase de butineuses, mais elles sont dans une phase intermédiaire de recouvrement des deux phases, cirières et butineuses. Elles sont de ce fait, affectées à des travaux différents de construction, de butinage, et d’autres travaux divers tels que récolte de propolis, prospection, garde, etc.

Ces abeilles ont la faculté de passer d’un travail à un autre sans déranger le programme instauré. Au retour d’un vol de butinage, elles peuvent se mettre à construire. Ce sont ces mêmes abeilles ne dépassant pas les 26 jours qui accompagneront l’essaim migrateur et qui resteront avec lui (à bien retenir, car il faut en tenir compte lors du transvasement).

Une abeille ouvrière est considérée comme butineuse, lorsqu’elle a fait son vol d’orientation final, qu’elle a fait le point et qu’elle est capable  de retrouver sa ruche après avoir effectué un long déplacement pour découvrir le nectar et le ramener.
Elle entre dans la 3ème phase de sa vie, avant sa mort.

Dans des circonstances exceptionnelles, et si le sort de la colonie en dépend, la butineuse peut reprendre toute les tâches qu’elle a déjà effectuées dans des phases précédentes et revenir en arrière, pour faire des travaux de nourrice, de nettoyeuse, de cirière, mais cela se fait a prix d’un effort physique important et d’une consommation  de miel qui n’est pas négligeable.

La durée de vie d’une abeille en été est en moyenne de 45 jours, mais dans certaines circonstances elle peut vivre beaucoup plus longtemps.
Cette durée de vie dépendra surtout du travail d’inversion (transformation du nectar en miel).

La richesse de la flore environnante, les distances à parcourir pour récolter le nectar, aussi courtes que possible et les conditions climatiques favorables sont des facteurs importants pour sa longévité.
En hiver, elle vit plusieurs mois.

Abeilles ouvrières- 4ème séquence de la formule des 4x21


Nous arrivons à notre dernier tableau de notre formule des « 4x21 » qui ne s’applique qu’à un essaim nu, ou dans le cas de la mise en ruche de l’essaim nu dans la ruche Warré ou dans la ruche écologique.

Ce 4ème « 21 » est une séquence, ou une partie de cette formule et non pas une période de la vie d’une abeille, comme le sont les 3 premiers « 21 ».
Cette séquence, le 4ème <21>, représente la construction rapide de rayons de 21 cm de haut avec un minimum de consommation de la part des ouvrières.
L’abeille ici, travaille librement comme à l’état sauvage en construisant les alvéoles des rayons à sa mesure et avec sa propre cire vierge. (Voir schéma ci-dessous).

Dans le cas de la ruche Warré ou de la ruche écologique :
Après avoir testé la solidité des lattes amorcées, les abeilles vont entreprendre la construction des rayons en toute liberté, sur base de ces lattes qui vont lui servir de guides et qui sont placées de telle façon que les rayons soient orientés convenablement par rapport à la vitre arrière des hausses. Ces lattes sont là uniquement pour guider la construction des rayons afin de faciliter le travail de surveillance de l’apiculteur à travers les vitres.

Dans le cas d’un essaim sauvage :
Après avoir testé le point d’encrage, les abeilles vont entreprendre de construire les rayons en toute liberté, suivant un processus inné qui les fait travailler en tenant toujours compte du Nord magnétique vers lequel elles en achèvent la construction.

A la grande miellée, au printemps, période des essaims naturels, avec des températures favorables de jour comme de nuit, les abeilles sont capables de construire rapidement et sans grande consommation de miel  6 dm² de rayon sur une hauteur de 21 cm.

Nous allons utiliser cette formule des 4x21 dans la partie consacrée au transvasement et à la mise en ruche, avec tous les avantages que l’on peut tirer de ces opérations en outre très simples en utilisant cette formule de manière précises.



Voici quelques un de nos secrets pour nous aider, nous, les abeilles!
(Le transvasement élimine maladies et parasites de tous poils).
Salut à toutes et à tous.
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Transvasement préventif: varroas, essaimage, et sanitaire.

Message par COCO66 le Lun 18 Avr - 13:08

TRANSVASEMENT TOTAL


Le transvasement total est la 3ème solution de notre tableau, (revoir Périodes Activité maximale dans la ruche). Il  constitue notre deuxième système de prévention contre l’essaimage.




C’est l’opération la plus importante de toutes en apiculture écologique; son but est d’enrayer radicalement le processus d’essaimage, de renouveler les cires, et de casser le cycle de production du varroa lorsqu’il devient trop envahissant.
C’est une particularité de la conduite de la ruche écologique qui permet  très simplement en une seule opération, d’éviter l’essaimage dans de fortes proportions. Cela est propre à ce type de ruche.

C’est la seule méthode qui permette d’effectuer en une seule fois les 5 points suivants :

1. Eviter l’essaimage.
2. Combattre efficacement le varroa.
3. Combattre les maladies
4. Renouveler les cires à bon compte (Cires fraîche = ruches saines)
5. Economiser le travail des abeilles

Pour ce travail, nous avons deux possibilités :
• La première est un transvasement simple, plutôt préventif, et qui se fait directement de ruche à ruche.
• La deuxième, qui donne à cette opération un caractère plutôt curatif consiste à  profiter de ce transvasement pour décontaminer la colonie et la débarrasser de ses varroas, en la faisant passer par le dé-contaminateur avant de la réinstaller dans une nouvelle ruche.

Rappel : A la sortie de l’hiver, juste avant le premier remplacement de plancher, nous avons effectué un contrôle de la situation parasitaire. Cette opération a déterminé la conduite à mener avec chaque ruche pour la saison qui s’annonce. Et en fonction de cette situation nous avons alors décidé la solution la plus adaptée pour chacune d’elle.
• Tout simplement d’ajouter des hausses au fur et à mesure des besoins sous celles qui ont passé l’hiver.
• D’effectuer un simple transvasement total sans décontamination.
• D’effectuer un transvasement total avec décontamination.
• Diviser la colonie, si celle-ci est suffisamment forte.

Nous allons maintenant voir les deux procédures de transvasements préventif et curatif pour lesquelles les mêmes conditions doivent être remplies.

Conditions pour effectuer un transvasement


La bonne période pour effectuer ce transvasement se situe évidemment avant la période d’essaimage, soit en mai. Le point de repère au niveau de la flore peut être le tilleul qui nous indique par son évolution, 3 périodes possible :

1.Le tilleul débourré, c'est-à-dire lorsque les bourgeons sont au maximum de leur développement, qu’ils sont craquelés et prêts à s’ouvrir.
2. Le tilleul est en feuilles.
3.Le tilleul en feuilles + boutons de fleurs.

Si  l’on veut pratiquer cette opération de transvasement, il faudra effectivement surveiller la flore, les températures (nocturnes+Diurne) et les ruches pour ne pas se laisser surprendre par la fièvre de l’essaimage.

Et pour ces 3 périodes possibles, il faut encore que certains critères soient respectés :

1. Présence de jeunes abeilles du 2ème « 21 » en grande quantité.
2. Présence de beaucoup de fleurs. La grande miellée.
3. Présence de mâles (faux-bourdons) dans la ruche.
4. Présence d’une reine, c’est évident.
5. Températures, les seuils: nocturne = 10° minimum, et diurne =20° minimum

Pourquoi ces 5 critères ?  Parce que cette opération de transvasement consiste à faire passer d’une ruche, dont les rayons de cire ont un an (hormis ceux de la hausse C), toutes les abeilles adultes capables de travailler, dans une ruche totalement vide où elles vont devoir reconstruire très vite de nouveaux rayons de cire et refaire leurs réserves de nourriture (miel et pollen).

Et pour cela  il faut:
• Beaucoup de cirières qui appartiennent à la catégorie du 2ème « 21 ».
• Beaucoup de butineuses qui vont passer de celle du 2ème « 21 » à celle du 3ème « 21 ».
• Beaucoup de fleurs pour récolter du nectar et du pollen en grande quantité.
• Une température favorable pour que la floraison soit à son maximum et pour que les abeilles ne consomment pas trop de miel.
• Des mâles, parce que cela indique qu’il y a eu du couvain, donc de jeunes abeilles.
• Une reine, ce qui est capital car sans elle il n’y a pas de ponte possible.

Il faut rappeler que les abeilles ne tolèrent les mâles que s’ils ont une raison d’être, c'est-à-dire pour effectuer la fécondation et prendre en charge le chauffage du couvain.

Pour  vérifier que toutes ces conditions sont bien remplies, il faut observer la colonie par les vitres-arrières.

Au début, ce ne sera pas si facile de distinguer et de différencier chaque type d’individu, mais cela s’apprend assez vite. Et il ne faut surtout pas être tenté d’ouvrir la ruche pour y voir d’un peu plus près.

Les observations réalisées par les vitres-arrières seront grandement suffisantes pour établir un constat complet de l’état de la ruche et de sa colonie.

Rappel  encore une nouvelle fois que la ruche écologique ne s’ouvre jamais, sauf pour effectuer ce transvasement et récolter le miel.

Il faut aussi noter que le transvasement ne concerne que la colonie adulte. Le couvain porteur de varroas et éventuellement de l’Apivirus  (APV) est ensuite détruit lors de la récupération du miel qui est déjà entreposé. Quant aux cires, elles sont récupérées également.

En principe, ce miel récupéré n’est pas pour nous. S’il y en a une trop grande quantité, on peut en prélever un peu, mais ce sera pour une consommation immédiate car ce miel n’est généralement pas encore de bonne qualité et ne se conservera pas. On dit qu’il n’est pas mûr. Il doit être redonné aux abeilles dans un nourrisseur dès que les opérations de transvasement et de décontamination seront terminées.

Si par malheur, il n’y a pas de miel, ce qui est anormal, c’est que la colonie est malade.  Dans ce cas, il vaut mieux arrêter la procédure et détruire la colonie. Il en va de la survie du rucher.

Mais en principe, si cette ruche écologique est utilisée dans les règles, ce désagrément ne doit pas apparaître.

Après ce transvasement, nous renouvelons tout.

Les abeilles  se retrouvent dans une ruche vide, propre et désinfectée. Elles vont construire des rayons de cire neuves et entreposer le miel dans ces cires vierges qui ne sont donc pas contaminées. De plus, ces cires n’auront subi aucun traitement chimique.

La reine va donc pondre dans ces nouvelles cires, ce qui est un point très important, et le miel qui y sera stocké sera un miel sauvage, pur, de qualité parfaite et irréprochable.


Logique propre à ce transvasement


Le raisonnement qui est la base de cette opération est le suivant :

Le couvain consomme indirectement de 4 à 5 kg de miel pour 1 kg emmagasiné dans les rayons. A la période où est effectué ce transvasement, soit en mai, avant la période d’essaimage, le couvain qui va rester dans la « vieille » ruche  et que l’on va détruire lors de cette opération, arriverait de toute façon trop tard pour participer activement à la grande miellée. Le couvain, en le supprimant, ce qui peut choquer bien entendu, compte tenu qu’il ne faut plus le nourrir, ni le chauffer, on élimine la raison d’être des mâles qui sont assignés à cette dernière tâche, et qui, devenus parfaitement inutiles, sont chassés ou mis à mort immédiatement.

Etant donné qu’on élimine également les cires, et qu’il n’y a plus d’alvéoles, la reine s’arrête de pondre par manque de place.
En conséquence, les nourrices qui produisent la gelée royale en permanence, ont ainsi un surplus de nourriture qui est récupéré par toutes les abeilles qui vont se trouver dans la nouvelle ruche.

La colonie débarrassée de ses bouches inutiles, donc de charges qui ne sont quand même pas négligeables, bénéficie de cette nourriture très riche, qui lui apporte un supplément énergétique très puissant, lui donnant ainsi la possibilité de construire très vite de nouveaux rayons de cire fraîche.

Si les conditions sont favorables, température clémente et flore abondante, la production de cire peut permettre la construction de 6 dm² de rayon par jour, ce qui est considérable.

D’autre part, ces abeilles transvasées qui ont bénéficiées de cette gelée royale, vont voir leur durée de vie augmenter sensiblement et pourront dépasser les 42 à 45 jours qu’on leur accorde généralement.

Cette élimination dans un premier temps, des cires et du couvain qui s’y trouve, et dans un deuxième temps, des mâles, entre pour une bonne part dans la lutte contre le varroa que cette ruche permet de mener avec succès. En Effet, on élimine ainsi les principaux porteurs de varroas, et la totalité des œufs de ce parasite qui se trouvent dans les alvéoles avec le couvain.

Certes d’aucun penseront que ce « massacre » est une source de grande perturbation pour la colonie, ce qui est sans doute exact dans une certaine mesure et sur le moment, mais l’instinct de survie étant le plus fort, les abeilles se remettent très vite à travailler dans leur nouvel habitat. Cette opération de transvasement qui n’est pas naturelle, étant néanmoins salvatrice, en remplaçant les bienfaits de l’essaimage dans la vie de l’essaim sauvage, et en éliminant tout ce qui pourrait lui nuire.

Dans une ruche, après le transvasement, il n’y a plus de mâle, plus de couvain, plus de cire, les varroas ont été en grande partie éliminés, et ceux qui auraient éventuellement survécus, n’ont rien pour  s’installer et proliférer, tout au moins pour un certain temps. On va d’ailleurs pouvoir constater par les vitres-arrières, que l’activité est intense, les abeilles travaillent rapidement. Elles doivent en effet, reconstituer les réserves indispensables pour passer l’hiver.

La composition de la grappe qui se retrouve ainsi dans la ruche vide ou dans le DCT si on traite les abeilles, est toute différente de celle de l’essaim capturé.



Composition schématique de la grappe qui se retrouve dans une ruche vide ou dans le Dé-Contaminateur (DCT) suivant le cas, après l’opération de transvasement.

Nous avons également les mâles dans les premières heures, mais ils vont être chassés ou mis à mort dans les 48 heures qui suivent ce transvasement, soit dans le DCT si l’on traite, soit dans la ruche si l’on ne traite pas et que ce transvasement s’est effectué directement de ruche à ruche.

Les mâles sont les principaux responsables de la contamination de la varroase puisqu’ils voyagent beaucoup, leur élimination est un point très positif et très important du transvasement, ainsi qu’un facteur déterminant de la lutte contre le varroa.

Le schéma de travail est différent lui aussi au commencement de la reconstruction. Les différentes catégories d’abeilles ne travaillent plus séparément aux tâches respectives qui sont normalement les leurs dans la ruche en partie construite. Dans un premier temps, elles font cause commune et travaillent ensemble à la reconstruction rapide dans le but de reconstituer leurs réserves pour l’hiver ; « L’union fait la force ».


Schéma de travail d’une colonie après le transvasement.


Les critères d’évaluation et de sélection d’une bonne colonie sont :

1. Construction rapide : critère similaire à celui de l’essaim (rayons construits dans 2 hausses dans un délai de 15 à 20 jours), ceci étant néanmoins fonction des conditions climatiques.
2. Rayons construits bien à la verticale.
3. Rapidité d’action et mobilité ; synonyme de bonne vitalité : critère similaire à celui de l’essaim.

Si donc, toutes les conditions énumérées (en début de sujet) sont présentes, ce transvasement peut être réalisé. Nous allons voir en détail toutes les phases  de cette opération pour les deux cas qui peuvent se présenter, soit avec ou sans décontamination.

1er Cas : Transvasement total de ruche à ruche sans décontamination
(Cas préventif)


Cette procédure est la plus simple et la plus rapide. Elle s’adresse aux colonies qui n’ont pas vraiment un gros problème avec le varroa, ce qui est le plus courant. Elle peut également être utilisée par ceux qui, après quelques années de pratique de la ruche écologique, auront redonné tout simplement à leurs abeilles la santé et la force de se défendre par elles-mêmes sans être contraints  de devoir utiliser des produits chimiques. C’est en quelque sorte pour une colonie donnée, à la fois, un moyen curatif pour éliminer un petit pourcentage de varroas que l’on aura jugé un peu trop élevé, et un moyen préventif pour empêcher que ce petit pourcentage ne prenne plus d’ampleur.

Ce travail peut être fait en pleine journée, mais par beau temps, et il faut prévoir de 20 à 30 minutes par ruche avec le nourrissage.

Au moment du transvasement, les ruches sont généralement  composées de 3 hausses : « A, B et C ».


Situation de la ruche avant transvasement

La situation intérieure correspond également au schéma ci-dessous:


Emplacement de la colonie au début mai. La ruche est pratiquement pleine.

Matériel nécessaire
- 1 plancher de ruche
- 1 toit de ruche
- 2 hausses écologiques amorcées
- 1 carré de moustiquaire
- 1 nourrisseur avec un récipient bien fermé contenant le sirop de miel.
- Des sacs en plastique assez grands pour pouvoir contenir les 3 hausses.

Le plancher et les hausses doivent être passés à la flamme d’un chalumeau à gaz et badigeonné avec la solution propolisée dont nous avons vu la préparation précédemment. (Voir sujet : périodes florales, désinfection des plancher et des hausses).
Pour l’outillage : l’enfumoir, le petit coffret à outils. Et il faut s’équiper.

Transvasement total sans décontamination (Cas préventif) et 2ème  système de prévention contre l’essaimage



Phase 1 : Placer une hausse amorcée, vide, sans moustiquaire, sur un plancher, à côté de la ruche à transvaser. Allumer l’enfumoir et enfumer un peu le trou de vol.


Phase 2 : Avec un ciseau à bois de menuisier, décoller les hausses qui sont soudées avec de la propolis.


Phase 3 : Retirer le toit et lever les 3 hausses en même temps pour les déposer sur la hausse vide.


Phase 4 : Déposer les 3 hausses sur la hausse vide.


Phase 5 : Evacuer le plancher sale


Phase 6 : Préparer un sac en plastique pour recevoir les hausses.



Phase 7 : Décoller la moustiquaire et maintenir les abeilles dans la hausse

A.
Phase 8 : La moustiquaire étant en partie collée décollée, faire descendre les abeilles dans la hausse


Phase 9 : Les abeilles étant descendues dans la hausse B, rabattre la moustiquaire, soulever la hausse A pour la déposer dans le sac en plastique.


Phase 10 : Déposer la hausse A dans le sac.


Phase 11 : Faire descendre les abeilles dans la hausse C.


Phase 12 : Faire descendre les abeilles dans la hausse C pour libérer la hausse B.


Phase 13 : Les abeilles étant descendues dans la hausse C, soulever la hausse B  pour la déposer sur la hausse A.


Phase 14 : Déposer la hausse B dans le sac en plastique et donner un peu de fumée sur la hausse C pour empêcher les abeilles de sortir.


Phase 15 : Avec l’enfumoir, faire descendre les abeilles dans la hausse vide.


Phase 16 : Faire descendre les abeilles dans la hausse vide.


Phase 17 : Les abeilles étant descendues dans la hausse vide, soulever la hausse C pour aller la déposer sur la hausse B dans le sac en plastique.


Phase 18 : Déposer la hausse C sur la hausse B dans le sac en plastique et donner un peu de fumée sur la hausse vide pour empêcher les abeilles de sortir.


Phase 19 : Placer une hausse vide, amorcée et munie d’une moustiquaire sur la hausse vide contenant les abeilles. Moustiquaire fixée par des punaises.


Phase 20 : Emballer les 3 hausses en relevant les parois du sac, mais il faut le laisser ouvert quelques instants pour permettre aux abeilles de s’échapper.


Phase 21 : Après quelques instants, fermer le sac pour empêcher le pillage, et l’évacuer.


Phase 22 : Remettre en place le toit de la ruche.


Phase 23 : Pousser doucement la ruche reconstituée à l’emplacement d’origine


Phase 24 : Le transvasement proprement dit est terminé, la ruche reconstituée est à nouveau à sa place.


Phase 25 : Il ne reste qu’à numéroter les hausses en fonction du N° qui est sur le toit, qui lui, ne change pas.

Cette colonie nouvellement transvasée n’a aucune réserve de nourriture ni aucun moyen d’en stocker.

Il faut donc, comme pour l’essaim, et c’est impératif, lui donner de quoi faire face si l’on veut qu’elle se remette rapidement au travail. Les conditions climatiques peuvent éventuellement se dégrader pendant quelques jours et empêcher les butineuses de sortir. Il faut donc que les abeilles aient ce qu’il faut à leur disposition dans la ruche.
Il faut surtout que les cirières commencent à construire aussi vite que possible avant que leur évolution ne les transforme en butineuses.
Cette évolution réduisant sensiblement les capacités de constructions de la colonie, même si au début de son cycle, une butineuse peut encore y participer si nécessaire.



Retirer le toit de la ruche et placer sur la moustiquaire le nourrisseur, sur la découpe réalisée, pour permettre le passage des abeilles. Mettre le sirop de miel préparé et fermer le nourrisseur.


Remettre le toit en place et ajuster l’ensemble car les abeilles, vont sans délai, souder ensemble avec de la propolis, tous les éléments qui constituent l’intérieur de leur ruche, hausses et plancher.

Surveiller et compléter  le sirop de miel dans le nourrisseur. Observé  la vitalité de la colonie et l’avancement des constructions par les vitres-arrières, ce qui renseigne de la qualité de votre colonie.

Salut à toutes et à tous!
La prochaine fois nous parlerons du «2éme Cas : Transvasement total avec décontamination ».
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Ruche écologique et barrettes: Lutte varroas

Message par COCO66 le Sam 30 Avr - 23:35

TRANSVASEMENT TOTAL AVEC décontamination (Cas curatif, infestation sévère de varroas)



Cette procédure est un peu plus longue que la précédente, compte tenu que l’on fait transiter la colonie par le DCT (‘’Dé contaminateur ‘’), mais elle ne présente  pas de complication particulière.
Ce travail peut être réalisé en pleine journée, mais par beau temps, et il se divise en 3 séquences bien distinctes. Les séquences s’enchainent dès que l’une est terminée :
1. Préparation à la décontamination (30 minutes)
2. La décontamination (2 à 3 jours maximum)
3. Reconstitution de la ruche (30 minutes)

Matériel nécessaire pour la séquence N°1
- Le DCT au complet.
- Des sacs en plastique assez grands pour contenir les 3 hausses.
Pour l’outillage : Le petit coffret à outils et surtout l’enfumoir. Et bien entendu, il faut s’équiper.


1.Préparation à la décontamination




On pose le DCT à côté de la ruche à décontaminer



Ouvrir le DCT, (toit et treillis métallique). But : Faire passer la colonie dans le DCT, pour cela :



Soulever et déposer  les 3 hausses à décontaminer sur le DCT en une seule fois. (A cette époque elles ne sont pas très lourdes).

Evacuer le plancher souillé afin de faire de la place pour la suite des opérations.



Le sac plastique recevra les hausses (A, B, C) une à une, au fur et à mesure que les abeilles seront chassées vers le bas et au final dans le DCT.



On enfume la hausse supérieure pour chasser les abeilles dans la hausse inférieure. Quand c’est fait,  on enlève cette hausse supérieure que l’on pose dans le sac plastique.



En contenant les abeilles avec la fumée, remettre en place le treillis métallique du DCT.



Avec  la fumée chasser les éventuelles abeilles du sac et fermer le pour empêcher les pillardes et évacuer le sac de hausses parasitées de varroas.
Seule la colonie, et sur une durée très courte, est exposée chimiquement pour traiter les varroas. Extrêmement efficace ! (Le premier jour c’est l’hécatombe des varroas sur le papier gras posé dans le tiroir du DCT)




Replacer le DCT à l’emplacement de la ruche



Le DCT est à l’emplacement qu’occupait la ruche, parce que les abeilles avaient géo localisé leur  ruche. Les abeilles sont maintenant prêtes à être déparasitées (Fin de la 1ère séquence).


Attention !
Lorsque l’on va chasser les abeilles pour les faire descendre dans les étages, que ce soit dans une ruche vide (lutte préventive naturelle) ou dans le DCT (traitement curatif chimique), il se peut que l’on rencontre une certaine résistante, ce qui est bien normal. Elles ne vont pas abandonner si facilement leur couvain et leurs rayons plus ou moins remplis de miel et de pollen. Il faudra donc insister  un peu.
Et avant de déposer une hausse dans le sac en plastique, il faudra s’assurer que les abeilles ont bien quitté les lieux. Il se peut qu’il en reste quelques unes, ce qui n’est rien. Un peu de fumée les feront partir.


2. La décontamination

(La 2ème séquence) comprend :
• Mise en place des plaquettes,
• Mise en place de la nourriture,
• Le comptage des varroas. (Il  détermine  l’arrêt ou non de la décontamination).
Pour le travail de manipulation de plaquettes, il faut absolument utiliser des gants en plastique jetables et non pas ceux d’apiculteurs que l’on utilise habituellement.



Glisser les deux plaquettes  de produit chimique (Apistan ou autres) à travers les fentes du treillis métallique  (entre les lattes 2 et 3, et 6 et 7.)

Ne pas oublier la vaseline ou graisse à traire sur les bords du tiroir et le papier gras dans le fond.

Conserver l’emballage de ces plaquettes  afin de les remettre dedans après usage. Il ne faut pas oublier que ce type de produit est un poison.

D’autre part, compte tenu que ces plaquettes n’auront été utilisées généralement que pendant deux jours seulement, on peut les conserver dans leur emballage d’origine pour les réutiliser de nouvelles fois, et cela dans les mêmes conditions bien entendu.

Seule la colonie, et sur une durée très courte, est exposée chimiquement pour traiter les varroas.


La méthode et extrêmement efficace : déjà le premier jour, c’est l’hécatombe de varroas, visible sur le papier gras posé dans le tiroir du DCT ! Le deuxième jour on comptera les varroas, et leur nombre nous indiquera la poursuite ou non du traitement.

Mise en place de la nourriture
Pendant les deux ou trois jours que va durer la décontamination, il est nécessaire de prévoir un peu de nourriture pour le cas où les abeilles viendraient  à en manquer. Elles ont bien un peu de réserve dans leur jabot, mais pas pour longtemps et que la météo n’est pas toujours favorable aux butineuses.

Nous avons déjà vu  qu’il n’est pas question d’employer un nourrisseur, et dans ce cas, de simples tartines de miel placées directement à l’envers sur le treillis métallique suffisent amplement.
A base de miel : réchauffer  ¼ de pot de miel au bain-marie pour le rendre liquide. Mettre deux petites tranches  de pain dans une assiette et verser dessus le miel réchauffé.
Laisser imbiber et placer ces tartines dans deux sachets en plastique pour le transport au rucher.

A base de sucre : exceptionnellement, on peut utiliser du sucre car ce n’est que pour 2 à 3 jours. Faire un sirop avec 150 gr de sucre délayé dans environ 150 cm3 d’eau, et procéder de la même façon.
Cette nourriture à également comme but, de fixer la colonie dans le DCT, mais par souci de sécurité, on peut aussi ajouter un morceau de grille à reine devant le trou de vol (facultatif),après quelques heures, temps de la sortie des mâles chassés ou condamnés. L’essaim, s’il devait repartir, ne le ferait que le lendemain en fin de matinée.



Fermeture du DCT : recouvrir, la réserve de nourriture et le treillis métallique, avec un vieux sac ou une feuille de plastique, pour renforcer l’étanchéité et replacer le toit par-dessus.

Comptage des varroas
La durée de la décontamination est de 2 à 3 jours au maximum.



La décontamination est fonction du nombre de cadavres de varroas que l’on va trouver sur le papier gras qui se trouve dans le tiroir du DCT.

Par conséquent, faire un contrôle journalier qui permettra de voir à quel moment il convient d’arrêter cette décontamination et poursuivre l’opération de transvasement qui consiste à transférer les abeilles décontaminées dans une ruche propre et désinfectée avec la solution de propolis (déjà indiquée pour les hausses et les planchers).

Il faut donc ouvrir le tiroir chaque soir et en extraire le papier gras qui s’y trouve et le remplacer par un nouveau.
Les cadavres de varroas seront de moins en moins nombreux au fur et à mesure que se déroule la décontamination.
Après 2 jours, le chiffre doit tomber très bas et généralement ces deux jours suffisent.
Après 3 jours maximum cette décontamination peut être arrêtée. Elle est fonction des cadavres de varroas encore présents au 2ème jour du traitement.


Reconstitution de la ruche

3ème séquence

Procéder au transvasement des abeilles dans une ruche propre désinfectée et  barrettes amorcées (comprenant  normalement deux hausses).
Pour cette opération, voir les explications déjà données concernant le Transvasement  après décontamination d’un essaim  dans le sujet : Périodes florales Observations Actions du 17 avril 16.


Salut à Toutes et à tous.

Bonne saison apicole avec la méthode écologique !  Celle qui n’introduit aucune chimie dans la ruche et ne dérange les abeilles le moins possible, c'est-à-dire deux fois par an maximum.
Vous pouvez  poser vos questions concernant cette méthode écologique, il suffit pour cela de s’enregistrer. (Voir la rubrique accueil du forum).
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Ruche écologique et barrettes: lutte varroas surveillance et durée DCT

Message par COCO66 le Sam 14 Mai - 21:28

Surveillance et durée de la décontamination


Cette surveillance se fait de deux façons:

1) Par l’observation de l’activité des abeilles et leur aptitude à amorcer et construire les rayons. Si cela se passe ainsi, c’est bon signe, cela prouve qu’elles ne sont pas malades et qu’elles ont envie de travailler.
2) Par le contrôle des varroas qui sont détruits. Il doit être fait chaque jour et c’est le nombre qui va permettre de savoir où en est la décontamination, et  à quel moment il faudra y mettre fin. Nous connaîtrons ainsi le degré de contamination des abeilles.

Pour ce faire, il faut ouvrir le tiroir chaque soir et en extraire le papier gras qui s’y trouve pour le remplacer par un nouveau. Ce papier gras sera jonché de cadavres de varroas qui seront de jour en jour moins nombreux au fur et à mesure qu’avance la décontamination.

Ce contrôle permettra de faire un compte approximatif des varroas détruits à partir de l’essaim, d’établir un pourcentage de contamination des abeilles (x1000) et d’avoir un ordre de grandeur plus juste de cette infestation par le varroa .
Pour avoir des éléments de comparaison, voici une échelle indicative.

Après 1 jour de décontamination :

Au dessus de 100 :
La décontamination était nécessaire et le chiffre total donnera l’ampleur de l’infestation.

Entre 50 et 100 :
La décontamination a été utile, mais n’était pas absolument nécessaire. Un simple transvasement total aurait suffit. Cette interprétation pouvant évidemment varier selon que ce nombre est plus près de 50 ou de 100.

En dessous de 50 :
On peut considérer que l’infestation était vraiment minime et que la décontamination était superflue, ainsi d’ailleurs que le transvasement qui je le rappelle, ne doit pas être systématique.


Toutefois, pour que l’interprétation de ce nombre de varroas soit aussi juste que possible, il faut tenir compte du nombre approximatif d’abeilles décontaminée, ce qui n’est pas toujours facile à évaluer, mais 50 pour 5000 abeilles, cela n’a pas la même signification que 50 pour 10.000 ou 20.000 abeilles, c’est évident. (10.000 abeilles= 1Kg si on connait le poids du dé-contaminateur à vide, l’évaluation du nb d’abeilles est aisé.)

(D’où l’intérêt au début du printemps, d’un premier contrôle test et ciblé avec une partie basse de dé-contaminateur ou un plancher aménagé à la place du plancher normal pendant 4 ou 5 jours, pour observer les varroas qui tombent de façon naturelle. Contrôle qui donne des indications précieuses pour définir le programme de gestion des ruches pour l’année, thème déjà évoqué. (Revoir : « Contrôle de la situation parasitaire » du 12/3/16). Cela évite de transvaser et de décontaminer  si ce n’est pas nécessaire.)

Après 2 jours de décontamination, le chiffre doit tomber très bas et généralement ces 2 jours suffisent.

Après 3 jours maximum, cette décontamination peut être arrêtée. Ceci est fonction des cadavres de varroas qui sont encore présent au 2ème jour du traitement.

Il est recommandé de prendre des notes de toutes les observations, elles permettront des comparaisons et de voir l’évolution du rucher. (C’est aussi  comme cela que l’on progresse).


Je vous remercie pour vos futurs efforts de connaissances sur notre espèce ! Maya.
Salut à toutes et à tous.
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Note concernant la décontamination

Message par COCO66 le Dim 15 Mai - 22:40

Note Concernant la décontamination


A propos de cette procédure qui peut paraître inadaptée dans cette apiculture écologique, ouvrons une parenthèse. L’expérience de quelques années avec cette ruche écologique, nous fait dire que malgré tout, dans la situation  où nous nous trouvons, des produits tel que l’Apistan sont quand même une bonne solution pour lutter ponctuellement contre le varroa. Et que le problème que soulève l’emploi de ces produits, réside dans le mode d’utilisation qui n’est pas adapté et qui a permis au parasite de s’y habituer et de s’immuniser au fil du temps.

On a un peu vite oublié également que ce sont des produits très toxiques qu’il n’aurait jamais fallut faire entrer dans les ruches.

Ce sont les abeilles qu’il faut traiter en cas de nécessité, et non pas les ruches et tout ce qu’elles contiennent, cire, miel, propolis etc., qui sont alors irrémédiablement pollués. Pollution renforcée chaque année par l’apiculteur qui croit bien faire.

Certes, la prolifération et l’usage répété des produits chimiques posent problème, c’est incontestable, mais il ne faut pas tout rejeter systématiquement. Et dans la situation présente, où les dérives de l’apiculture ont favorisé un développement du varroa qui échappe à notre contrôle, bien utilisés, avec une procédure bien adaptée, dans une situation bien précise, avec un maximum de précautions, et notamment en dehors des ruches et dans un temps très court, on peut obtenir de ces produits spécifiques un maximum d’avantages pour un minimum d’inconvénients.

Le mal étant là, il faut le combattre, certes, mais judicieusement et avec le seul souci de ne pas tout contaminer et d’aggraver encore le problème par une pollution des produits destinés à la consommation humaine.

D’où la conception et l’utilisation de ce dé-contaminateur qui élimine tous traitements dans les ruches et qui, associé à la ruche écologique, permet de lutter efficacement contre le varroa, lorsque l’une ou l’autre colonie trop infestée ne parvient pas à maîtriser le problème elle-même.

Cette ruche écologique ne fait évidemment pas de miracle, mais sa conception, qui permet à l’abeille de vivre comme à l’état sauvage, alliée si nécessaire , à un système de décontamination indépendant des ruches et à des produits comme l’Apistan, en fait une arme formidablement efficace pour se débarrasser du varroa.

Mais encore faut-il que le problème soit bien posé, bien compris et que cette lutte soit bien menée, ce qui aujourd’hui, est bien loin d’être le cas.

Car nous le savons, les abeilles qui vivent dans une ruche écologique sont beaucoup plus résistantes. Et cela, du simple fait qu’elles ont un mode de vie très proche de celui qu’elles ont à l’état naturel, et quelles disposent  en quantité suffisante de tous les produits de la ruche : miel, pollen, gelée royale, ainsi qu’un « produit miracle » la propolis, qui est leur pharmacie. Sans oublier des cires neuves sans cesse renouvelées et une bonne ventilation, facteurs très importants également pour l’état sanitaire de la ruche et des colonies.

Et ce n’est pas la quantité de traitements et de produits chimiques qui font qu’une lutte clinique est efficace, mais la compréhension du problème dans son ensemble, suivie d’une action mûrement réfléchie, ainsi qu’une mise en place d’un processus de prévention aussi complet que possible.

Cette ruche écologique dont la conception lui assure un état sanitaire excellent, constitue de ce fait, un arsenal de prévention qui évite généralement à l’abeille de se retrouver en état de faiblesse, et d’être confrontée à des situations qu’elle ne peut pas maîtriser ou très difficilement. Et elle nous évite également dans de très nombreux cas, d’avoir à utiliser ces produits chimiques qui, bien qu’utilisés exclusivement dans le dé-contaminateur, doivent néanmoins rester une solution de dernier recours.

Concernant le produit utilisé dans le dé-contaminateur, Il doit être efficace, avoir un effet rapide, et ne pas être toxique pour l’abeille.

Efficace, pour tuer  irrémédiablement le parasite.

Un effet rapide, car le temps que va passer la colonie dans le dé-contaminateur doit être aussi cout que possible ; 2 jours généralement suffisent, et sur la durée de vie d’une abeille, c’est déjà beaucoup.

Ne pas être toxique pour l’abeille, c’est évident.

Or, à part une classe de produit tel que l’Apistan, qui a été spécialement étudié pour cela, nous n’avons aucun produit de substitution qui répondent à ces critères.


La médecine humaine est confrontée au même problème, et nous n’avons pas toujours la possibilité de recourir aux médecines douces lorsque la situation est grave et qu’il faut agir vite et très efficacement.

Certes, des huiles essentielles, des essences naturelles, sont communément utilisées directement  en apiculture et peuvent avoir un certain effet positif, mais leur action n’est pas aussi radicale, beaucoup trop lente, beaucoup trop, et ils s’accompagnent tous plus ou moins d’une odeur assez forte qui ne peut que perturber les colonies. Et si d’une manière générale cela ne semble pas poser un problème majeur dans une ruche où la colonie est retenue par son contexte, ses cires, son miel, son couvain, et la phéromone de la reine, il n’en sera pas nécessairement  de même dans un dé-contaminateur dans lequel il vient d’être capturé et où il n’y a rien qui puisse retenir un essaim d’abeilles. Une odeur forte et persistante peut l’inciter à déserter l’endroit, ce qui est déjà arrivé, et il n’est pas du tout certain que la phéromone de la reine parvienne à contre cet inconvénient majeur.

On a d’ailleurs parfois déjà vu lors du traitement d’une ruche avec du thymol, que les abeilles sortaient toutes à l’extérieur et se mettaient à faire la barbe comme lors de l’essaimage. Ce qui prouve assez  que cela les dérange et les perturbe.

Est-ce une question de dosage ? Mais comment déterminer le bon dosage pour un produit donné et pour une colonie donnée, et ne pas ajouter le stress à une colonie déjà en difficulté ? Le stress, et cela apparaît de plus en plus nettement, est un phénomène terriblement destructeur pour l’homme, pourquoi ne le serait-il pas pour l’abeille ?

D’autre part, cette décontamination devant être aussi courte que possible, il faut un produit dont l’effet soit immédiat et non pas étalé sur une période plus ou moins étendue.

Il faut savoir que le produit actif n’agit que sur la colonie et dans un laps de temps très court. Et que si cette action avait un effet négatif sur cette colonie, celle-ci sera de toute façon très vite renouvelée naturellement par des sujets non soumis au traitement, et que le gros avantage de cette technique dans laquelle on exclu tout traitement dans les ruches, c’est que la ruche et tout ce qui s’y trouve , n’est jamais contaminé par aucun produit quel qu’il soit.

Or, si cette  courte exposition au produit actif, ne semble pas avoir d’impact négatif sur les abeilles, ce n’est peut être pas nécessairement la même chose lorsque ce type de produit est en contact prolongé avec elles lors des traitements de plus en plus longs et répétés que l’on applique maintenant en apiculture.

Non seulement  cela peut nuire à l’organisme de l’abeille et provoquer de sérieuses altérations dont les conséquences sont imprévisibles, mais c’est aussi la meilleur façon de procéder  pour que le varroa s’habitue et s’immunise insensiblement à tout ce qu’on lui présente. (Les générations de varroas ce succèdent à grande vitesse, ce qui facilite leur immunisation face aux poisons divers et variés).

En résumé, ces produit de la classe de l’Apistan répondent aux besoins de la technique qui a été conçue (le dé-contaminateur), bien utilisé, ils ne représentent pas un danger  qui ne puisse pas être maîtrise, et associé à ce dé-contaminateur, ils nous permettent, en dernier recours, de lutter efficacement contre le parasite, lorsqu’une colonie se trouve en difficulté.

Ceci dans l’attente d’un produit beaucoup moins toxique et tout aussi efficace dans cette lutte contre varroa, mais  surtout d’un changement de méthode et de philosophie de notre part, qui permette aux abeilles de ne plus avoir à supporter les conséquences de notre apiculture et de maîtriser elles-mêmes leur parasite et son évolution.

Il ne faut jamais mettre de produits chimiques dans les ruches.


Tout ce qui n’est pas naturellement dans une ruche, n’a rien à y faire.


Merci de mieux respecter notre mode de vie naturel. Maya.
Salut à toutes et à tous.
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